Irak: Tirs de roquettes sur la Zone verte de Bagdad
Actualisé

IrakTirs de roquettes sur la Zone verte de Bagdad

Deux projectiles se sont abattus mercredi soir dans l'enclave qui abrite l'ambassade US, 24 heures après l'attaque iranienne.

1 / 24
Le président des Etats-Unis Donald Trump a mis mercredi en garde l'Iran contre toute attaque visant des soldats américains en Irak. (Mercredi 1 avril 2020)

Le président des Etats-Unis Donald Trump a mis mercredi en garde l'Iran contre toute attaque visant des soldats américains en Irak. (Mercredi 1 avril 2020)

AFP
Le bilan de l'attaque iranienne contre une base abritant des militaires américains en Irak début janvier est monté à 109 blessés américains. (Mardi 11 février 2020)

Le bilan de l'attaque iranienne contre une base abritant des militaires américains en Irak début janvier est monté à 109 blessés américains. (Mardi 11 février 2020)

Keystone
Ce sont finalement 50 soldats américains qui ont été victimes de commotions cérébrales après le raid iranien contre une base américaine en Irak. (Mardi 28 janvier 2020)

Ce sont finalement 50 soldats américains qui ont été victimes de commotions cérébrales après le raid iranien contre une base américaine en Irak. (Mardi 28 janvier 2020)

AFP

Deux roquettes se sont abattues mercredi soir sur la Zone verte de Bagdad, où se trouve l'ambassade américaine, a indiqué à l'AFP un responsable des services de sécurité. Il s'agit de la troisième attaque sur la Zone verte depuis qu'un drone américain a tué vendredi le général iranien Qassem Soleimani dans la capitale.

Juste avant minuit, des journalistes de l'AFP ont entendu deux explosions résonner dans le centre de Bagdad, 24 heures après des tirs de 22 missiles iraniens sur des bases abritant des soldats américains en Irak. Ces explosions ont été suivies par le hurlement des sirènes de sécurité de la Zone verte.

Ces attaques visent à venger non seulement la mort du général Soleimani, mais aussi celle survenue à la même occasion du commandant Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires irakiens dominée par des factions pro-Iran. L'assassinat d'Abou Mehdi al-Mouhandis, qui occupait un haut poste au sein de l'État puisque le Hachd fait partie des forces régulières irakiennes, a provoqué l'indignation dans le pays.

Depuis fin octobre, des dizaines de roquettes ont visé des soldats et des diplomates américains en Irak, ces attaques n'ont jamais été revendiquées mais elles ont été attribuées pour plusieurs d'entre elles aux factions pro-Iran par Washington.

«Nous avons rétabli un certain niveau de dissuasion»

De son côté, Washington a déclaré espéré avoir rétabli une capacité de dissuasion vis-à-vis de l'Iran avec l'élimination du général iranien Qassem Soleimani, même si des doutes subsistent sur la volonté et la capacité de Téhéran à contrôler les agissements des milices pro-iraniennes dans la région.

«Avec les frappes que nous avons menées contre les Brigades du Hezbollah fin décembre et ensuite notre opération contre Soleimani, je pense que nous avons rétabli un certain niveau de dissuasion avec eux», a déclaré mercredi à la presse le ministre américain de la Défense, Mark Esper.

Les États-Unis s'attendent à ce que les milices chiites irakiennes continuent à mener des opérations contre les forces américaines en Irak, «qu'elles soient dirigées directement ou non par l'Iran», a-t-il poursuivi. Il faudra alors «réagir fermement pour nous assurer que nous maintenons ce niveau de dissuasion à un niveau élevé», a conclu Mark Esper.

Le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, est apparu plus réservé sur l'effet dissuasif de l'élimination du général Soleimani. «Je pense qu'il est probablement trop tôt pour le dire», a-t-il déclaré, soulignant que les tirs de missiles iraniens sur des bases abritant des soldats américains en Irak dans la nuit de mardi à mercredi étaient «destinés à tuer». (nxp/afp)

Petrobras suspend le passage de ses tankers dans le détroit d'Ormuz

Le groupe pétrolier brésilien Petrobras a annoncé mercredi qu'il suspendait le passage de ses tankers dans le détroit d'Ormuz en raison de la tension entre l'Iran et les États-Unis. Ce détroit, par lequel transite une grande partie du pétrole mondial, est situé entre l'Iran et le sultanat d'Oman. Après une évaluation effectuée conjointement avec la Marine brésilienne, Petrobras «a décidé d'éviter, pour le moment, le passage par le détroit d'Ormuz», indique le communiqué. Petrobras «évalue régulièrement les changements sur les itinéraires de ses navires pour éviter les secteurs qui présentent un risque pour la sécurité de ses opérations», précise la compagnie publique brésilienne.

(NewsXpress)

Ton opinion