Côte d'Ivoire: Tirs nourris à Abidjan et Bouaké
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Côte d'IvoireTirs nourris à Abidjan et Bouaké

Les mutins ont pris l'habitude de tirer en l'air pour montrer leur mécontentement à propos de primes non payées.

Des soldats en Cote d'Ivoire réclament le versement de primes impayées.

Des soldats en Cote d'Ivoire réclament le versement de primes impayées.

Keystone

D'intenses fusillades ont éclaté lundi dans les deux plus grandes villes de Côte d'Ivoire, Abidjan et Bouaké, ont rapporté des témoins. L'armée a été chargée de mettre fin à une mutinerie de soldats réclamant le versement de primes.

Les mutins ont pris l'habitude de tirer en l'air pour montrer leur mécontentement à propos de primes non payées et effrayer la population civile. Alors que la situation dans la capitale économique Abidjan avait été calme pendant le week-end, de nombreux tirs étaient audibles lundi matin en provenance des deux camps militaires d'Akouedo (est), selon une habitante qui réside entre les deux enceintes.

Voies d'accès fermées

Les voies d'accès à Akouedo étaient fermées, empêchant les habitants de l'est de la ville de se rendre au centre d'Abidjan, selon un collaborateur de l'AFP. Le lycée français Blaise Pascal qui se trouve non loin de la zone a été fermé. «Il est recommandé d'éviter tout déplacement dans ce secteur», a prévenu le consulat de France dans un message.

La Banque Africaine de Développement (BAD) a demandé à ses employés de «rester chez eux et de ne pas bouger (...) la situation sécuritaire» n'étant «pas claire pour le moment à Abidjan». Plusieurs entreprises ont aussi demandé à leur personnel de rester à la maison.

Des tirs étaient également audibles en provenance du camp Gallieni, au Plateau (centre ville), qui avait été un des points chauds de la journée de vendredi. Des tirs nourris ont été entendus également lundi à Daloa, ville du centre-ouest de la Côte d'Ivoire, au coeur des régions productrices de cacao.

L'armée en route pour Bouaké

A Bouaké, des tirs étaient fréquents, les mutins n'hésitant pas à multiplier des séquences avec des armes de gros calibres, effrayant une partie de la population. Les troupes loyalistes ont commencé dimanche à faire marche en direction de Bouaké.

La décision de faire marcher l'armée régulière, soutenant le président Alassane Ouattara vers Bouaké, fait suite à trois jours de rébellion de la part de militaires qui réclament le versement de primes qui leur avaient été promises. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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