France - «Toi, je t'attrape, je vais te violer»
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France«Toi, je t'attrape, je vais te violer»

Un homme de 20 ans a été condamné à deux ans de prison avec sursis, pour avoir proféré de multiples menaces de mort envers une jeune femme, repérée sur les réseaux sociaux.

Dans un long fil de messages sur Twitter, partagé plus de 28 000 fois, la victime, tout juste majeure, a déroulé le harcèlement intense subi depuis plusieurs semaines.

Dans un long fil de messages sur Twitter, partagé plus de 28 000 fois, la victime, tout juste majeure, a déroulé le harcèlement intense subi depuis plusieurs semaines.

AFP

Un homme de 20 ans, jugé en comparution immédiate, a été condamné lundi, à Pontoise (Val-d'Oise) à deux ans d'emprisonnement avec sursis pour avoir proféré de multiples menaces de mort envers une jeune femme repérée sur les réseaux sociaux. Il avait été placé en garde à vue, dimanche, dans les locaux de la police du Val-d'Oise pour avoir menacé de mort et de viol sur les réseaux sociaux cette jeune femme qu'il ne connaissait pas et qui l'avait éconduit.

Dans un long fil de messages sur Twitter, partagé plus de 28 000 fois, la victime, tout juste majeure, a déroulé le harcèlement intense subi depuis plusieurs semaines. Selon les captures d'écran qu'elle a postées, les insultes auraient débuté via des messages privés sur Instagram, début juin. En août, les messages, émanant de plusieurs comptes pour brouiller les pistes, sont devenus plus virulents.

«J'peux faire ce que je veux»

«Toi, je t'attrape, je vais te violer», «je vais massacrer ta famille», éructe son harceleur dans des messages audio, exigeant qu'il la contacte pour discuter. Lui-même se filme en train de chercher la jeune femme à Paris et dans l'Essonne où elle réside. Dans une de ses vidéos, il brandit un couteau en lui lançant: «Ose venir, je t'attends». Il lui intime également de ne pas porter plainte.

«Même si j'arrive, j'te vois, je t'égorge, j'te viole, je sais que je prendrai jamais 20 ans, je peux dire que je suis fou, je fais quelques mois en psychiatrie. Je peux faire ce que je veux, t'as pas compris ça», s’enorgueillit-il dans un autre message audio, se vantant d'avoir harcelé et violé d'anciennes conjointes : «Toutes mes ex-copines je les ai harcelées, je les ai violées après, je leur ai fait la misère. C’est vrai, mais je suis toujours libre».

Après l'émoi suscité sur le réseau social, et les investigations de la police, le jeune homme, déjà connu de la justice pour des faits similaires, s'est finalement présenté de lui-même au commissariat dimanche. Son jugement en comparution immédiate a eu lieu lundi. Une autre enquête reste ouverte sur les agissements de certains individus qui ont souhaité en découdre avec lui, a précisé le parquet.

(AFP)

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