Actualisé 29.03.2017 à 04:39

Grande-Bretagne

Tollé autour d'un article sexiste sur les ministres

Un journal britannique a préféré parler des jambes de la Première ministre britannique et de son homologue écossaise que de Brexit. Scandale au Royaume-Uni.

de
Christine Talos
La Une du Daily Mail

La Une du Daily Mail

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«Never mind Brexit, who won Legs-it!» C'est le titre provocateur et racoleur qu'a utilisé mardi en Une le journal Daily Mail. Ce jeu de mots intraduisible signifie en gros: «oubliez le Brexit, voici celle qui a les plus belles jambes.» Ceci pour parler des gambettes de la Première ministre Teresa May et de son homologue écossaise Nicola Sturgeon. Les deux femmes s'étaient rencontrées lundi pour évoquer le projet de référendum de l'Ecosse qui veut sortir du Royaume-Uni alors que celui-ci a voté le Brexit.

Bref: un sujet extrêmement sérieux et important pour les sujets de sa Majesté. Mais qui n'a pas intéressé plus que ça le Daily Mail qui a demandé à ses lecteurs de choisir laquelle des deux femmes avait les plus belles jambes. Et le journal enfonce le clou en petits caractères : «Pas de crêpage de chignons, mais l'atmosphère était particulièrement froide lors de cette rencontre».

L'article a immédiatement suscité un tollé sur les réseaux sociaux avec le hashtag #legsit. Et même en haut lieu, puisque Jeremy Corbyn, le leader du Parti travailliste, s'est fendu de ce tweet : «On est en 2017. Ce sexisme doit être relégué au passé. Honte au Daily Mail.».

Cette internaute a jugé elle que l'on avait reculé non pas d'une heure avec l'heure d'été, mais d'au moins 65 ans.

Un autre se demande pourquoi on se bat encore pour l'égalité des sexes:

Pour cet internaute, le Daily Mail aurait dû s'appeler Daily Male, en jouant avec le mot mâle.

Cette femme n'en revient toujours pas:

La Une du Daily Mail a aussi été remaniée. Avec un texte disant: deux femmes faisant leur boulot en s'habillant comme elles en ont envie.

D'autres internautes s'en sont donné à coeur joie dans la parodie, en présentant les jambes de politiciens britanniques, dont l'ex-Premier ministre David Cameron (tout à gauche):

Quant aux deux principales intéressées, elles ont refusé tout commentaire.

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