Actualisé 17.01.2013 à 13:11

Open d'Australie

Tomic: «Je me sens inarrêtable»

«Je me sens inarrêtable !» Même si la modestie n'est pas sa qualité première, Bernard Tomic a le droit de bomber le torse. Le prodige australien a, semble-t-il, franchi un palier ces dernières semaines.

Bernard Tomic se sent prêt pour affronter Federer.

Bernard Tomic se sent prêt pour affronter Federer.

Titré samedi dernier à Sydney dans un tournoi où il n'a concédé qu'un seul break en cinq rencontres, le joueur de la Gold Coast est en passe de réussir un début d'année de rêve. Avant de gagner son premier tournoi sur le Circuit à Sydney, n'avait-il pas battu Novak Djokovic à la Hopman Cup de Perth ? Même s'il ne s'agissait que d'une exhibition, cette victoire a sans doute agi comme un déclic. Elle lui a insufflé une confiance presque aveugle en ses moyens.

Après une année 2012 bien décevante malgré ce huitième de finale de l'Open d'Australie perdu 6-4 6-2 6-2 contre... Roger Federer justement, Bernard Tomic a compris qu'il faisait fausse route. Son attitude à l'US Open où il avait perdu sans se battre contre Andy Roddick et lors du barrage de Coupe Davis en Allemagne a suscité les plus vives critiques. Il a même écopé d'une suspension pour la prochaine rencontre de Coupe Davis, à Taïwan. Une sanction prononcée par son capitaine Patrick Rafter, pour lui ouvrir les yeux en quelque sorte. Apparemment, le message est parfaitement passé.

A Melbourne, Bernard Tomic a su déjouer avec un certain brio le piège tendu par Daniel Brands (ATP 120). Demi-finaliste à Doha, l'Allemand, issu des qualifications, a poussé l'Australien dans ses derniers retranchements. Tomic a ainsi dû rester près de trois heures sur le court avant de s'imposer 6-7 7-5 7-6 7-6 sur sa... huitième balle de match. Brands s'est procuré une balle de deux manches partout dans un tie-break du quatrième set qu'il devait finalement perdre 10/8.

«Mon service m'a sauvé aujourd'hui», lâche Tomic qui n'a pas encore perdu, comme Roger Federer d'ailleurs, une seule fois son engagement depuis le début du tournoi: soit 39 jeux de service gagnés sur 39 joués. «Je crois que je prends Federer au bon moment, poursuit-il. Mon service est devenu une véritable arme aujourd'hui. L'an dernier, j'avais tenu jusqu'à 4-4 au premier set avant de le laisser filer. Samedi, il faudra impérativement que je gagne le premier set. Si je le remporte, l'histoire sera peut-être différente...» (ats)

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