Succession Couchepin: Toni Brunner n'exclut pas une candidature UDC
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Succession CouchepinToni Brunner n'exclut pas une candidature UDC

La brèche ouverte lundi en vue d'une candidature de Fulvio Pelli pour succéder à Pascal Couchepin ne change pas la donne pour le PS, les Verts et l'UDC.

Les démocrates du centre veulent d'abord voir qui le PLR et le PDC lancent effectivement dans la course avant de décider d'entrer dans la danse.

»Nous voulons attendre de voir s'il y aura un combat de coqs entre Fulvio Pelli et Urs Schwaller», a déclaré le président de l'UDC, Toni Brunner, mardi à l'ATS. Le parti veut garder toutes les options ouvertes au cas où la situation ne lui conviendrait pas, y compris la nomination d'un candidat maison.

M. Brunner n'a pas voulu se prononcer sur le profil individuel des candidats, même s'il a qualifié d'»étrange» l'annonce d'hier concernant le radical tessinois. Il a toutefois indiqué dans une interview à Teleticino, publiée sur le site Internet de la télévision privée, que Fulvio Pelli et le libéral genevois Christian Luscher sont les personnalités qui lui plaisent le plus.

Le comité du groupe parlementaire se réunira la semaine prochaine pour discuter de la suite des opérations. Une certitude: «celui qui veut le soutien de l'UDC ne doit pas être un euro-turbo», a répété Toni Brunner.

Verts et socialistes dans l'expectative

Les Verts et le PS laissent eux aussi toutes les portes ouvertes. Le groupe Vert décidera fin août s'il lance son propre candidat, a indiqué sa présidente Maya Graf. Pour les écologistes, il sera important de voir comment les autres partis se positionnent, notamment par rapport à la plus grande responsabilité environnementale exigée du monde économique.

Quant au groupe socialiste, il procédera ce vendredi à un premier échange sur la succession Couchepin. Tant que les candidatures des autres partis ne sont pas clairement connues, tout reste ouvert, a indiqué la présidente du groupe PS Ursula Wyss. Les socialistes auront prochainement des discussions avec le PDC, qui rencontrera d'ailleurs tous les partis.

Selon Ursula Wyss, la personnalité des candidats sera décisive dans la décision des socialistes, notamment leurs prises de positions passées. La question linguistique est reléguée à une place secondaire. «J'ai l'impression que même pour les Romands de notre groupe, il est plus important que le futur conseiller fédéral soit issu d'un canton francophone que de savoir de quelle langue maternelle il est», a ajouté Mme Wyss.

(ats)

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