Tony Blair évite la débâcle électorale
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Tony Blair évite la débâcle électorale

Les électeurs ont toutefois infligé au leader sur le départ une série de gifles électorales.

Il ressort des premiers résultats partiels, que Tony Blair a évité le pire mais a perdu des centaines de sièges dans les conseils locaux.

«Ce à quoi nous assistons aujourd'hui est ce qu'on pourrait appeler le blues de mi-mandat», a noté sur la BBC l'ancien ministre des Affaires étrangères Jack Straw, venu assister au dépouillement du scrutin à Blackburn dans le nord de l'Angleterre. «C'est simplement un fait de la vie».

Straw a estimé qu'il était typique voire traditionnel pour le parti au pouvoir d'essuyer un revers dans les consultations municipales avant, souligne-t-il, de «rebondir dans les élections générales».

En Ecosse, où les travaillistes ont remporté toutes les élections au cours des 50 dernières années, le Parti de Tony Blair se retrouve dans un mouchoir de poche face au Parti national écossais (SNP) qui, en cas de pouvoir, s'est engagé à soumettre l'indépendance à référendum d'ici 2010.

Plus de 10.000 sièges de conseillers locaux étaient en jeu en Angleterre, hormis Londres. En Ecosse, outre les représentants à l'échelon local, les électeurs désignaient également leurs élus au Parlement régional d'Edimbourg, Holyrood, tandis que les Gallois choisissaient leur assemblée, qui siège à Cardiff.

Après dépouillement dans la nuit de jeudi à vendredi du scrutin portant sur 129 des 312 conseils locaux d'Angleterre, il ressort que les travaillistes ont perdu le contrôle de cinq conseils, alors que les Conservateurs de l'opposition en gagnent 14 et le Parti libéral a perdu un siège. Au Pays de Galles, où 42 sièges sur 60 étaient à pourvoir dans l'Assemblée, les travaillistes en perdent cinq.

En Ecosse, où 64 sièges des 129 au Parlement étaient à pourvoir, les travaillistes ont perdu six sièges tandis que le Parti national écossais en gagnait huit. Le chef du Parti national Alex Salmond, qui a promis de soumettre à référendum avant 2010 la question de l'indépendance de l'Ecosse, a fait son entrée pour la première fois au Parlement écossais. Il cumulera celui-ci avec son siège à la Chambre des Communes à Londres.

En Ecosse toujours, la commission électorale envisage d'ouvrir une enquête sur des dizaines de milliers de bulletins nuls dus peut-être à une mauvaise compréhension d'un systéme de votation complexe. (ap)

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