Actualisé 20.12.2019 à 14:10

BerneAdministration fédérale: trop peu de Romands

La part du nombre de Romands employés à l'administration fédérale se situe à 22,1%. Très loin derrière les Alémaniques.

Le dicastère de Guy Parmelin (photo) est le seul, avec celui de Karin Keller-Sutter, à avoir vu sa part de Romands diminuer sur dix ans.

Le dicastère de Guy Parmelin (photo) est le seul, avec celui de Karin Keller-Sutter, à avoir vu sa part de Romands diminuer sur dix ans.

Keystone/archive/photo d'illustration

La part de Romands a progressé dans l'administration fédérale entre 2008 et 2018. Elle se situe à 22,1%, soit en plein dans le seuil visé. L'objectif est cependant loin d'être atteint dans certains départements, révèle le rapport quadriennal sur le plurilinguisme adopté vendredi par le Conseil fédéral. L'objectif d'équilibrer le nombre de Romands et d'Alémaniques dans les différents départements de l'Administration fédérale n'est pas encore atteint.

Le Département de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) reste toujours bon dernier avec 18,1% de francophones; et le Département de l'environnement des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) avant-dernier avec 18,4%. Tous les autres dicastères, ainsi que la Chancellerie, dépassent la barre des 20%.

La palme revient au Département de l'intérieur (DFI) avec 30,5%, qui arrive devant le Département des affaires étrangères (DFAE) avec 26,7%. Le Département des finances (DFF) et le Département de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR) sont au coude à coude avec respectivement 24,5% et 24,2%.

Le dicastère de Guy Parmelin est le seul, avec celui de Karin Keller-Sutter, à avoir vu sa part de Romands diminuer sur dix ans. Le Département de justice et police (DFJP) atteint désormais tout juste 20%. Il se fait même devancer par la Chancellerie qui affiche une part de 20,2%.

Germanophones surreprésentés

Malgré un recul sur dix ans, les germanophones restent dans l'ensemble surreprésentés à 70,8%, avec des pics selon les catégories et les départements. Au DFJP par exemple, les six cadres dirigeants sont alémaniques. Les Romanches ne sont présents dans aucun département à ce niveau-là, et les italophones seulement dans deux dicastères et la Chancellerie.

La part des Romands varie quant à elle de 12% au DEFR à 33,3% au DETEC et à la Chancellerie. La moyenne générale est de 24%. Chez les cadres intermédiaires, les francophones sont un peu moins bien représentés avec seulement une part de 21,1%.

Tous les départements, ainsi que la Chancellerie, disposent de représentants des quatre langues officielles dans cette catégorie.

Sans considération de salaire, les italophones représentent 6,6%, un chiffre situé dans la limite inférieure de la fourchette visée (entre 6,5% et 8,5%). La part des Romanches s'inscrit quant à elle à 0,4%, alors qu'elle devrait être comprise entre 0,5 et 1%. Elle augmente toutefois légèrement par rapport à 2008.

Départs à la retraite attendus

Les auteurs du rapport estiment le bilan positif dans l'ensemble, même si des efforts sont nécessaires. La déléguée au plurilinguisme émet plusieurs recommandations. Les départs à la retraite d'ici 2026 pourraient permettre un rééquilibrage en faveur des communautés francophones, italophones et romanches. Et les ressources allouées à la formation linguistique devraient être utilisées complètement. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!