Actualisé 24.03.2019 à 11:39

SuisseToujours plus d'employés temporaires aux CFF

L'ex-régie fédérale a presque triplé ces dernières années le nombre de ses intérimaires, non soumis à la convention collective.

Les syndicats accusent les CFF de chercher à réduire les coûts de personnel. L'ex-régie met en avant l'utilisation flexible de son personnel pour répondre à ses besoins.

Les syndicats accusent les CFF de chercher à réduire les coûts de personnel. L'ex-régie met en avant l'utilisation flexible de son personnel pour répondre à ses besoins.

Keystone

Les Chemins de fer fédéraux (CFF) emploient de plus en plus de travailleurs temporaires, qui ne sont pas soumis à la convention collective de travail (CCT), affirme le SonntagsBlick.

Il y a cinq ans, l'ex-régie fédérale comptait 1120 intérimaires. Leur nombre est passé l'an dernier à 3253. Selon les syndicats, les CFF embauchent toujours plus des travailleurs temporaires pour réduire les coûts de personnel. Les CFF expliquent, quant à eux, que cette mesure permet de couvrir des commandes importantes, d'utiliser les ressources en personnel de manière flexible et d'assurer une disponibilité nécessaire.

Si les CFF font pression sur les coûts de personnel, le salaire de leur patron, Andreas Meyer, qui dépasse le million de francs, est aussi sujet à controverse, affirme la NZZ am Sonntag. La présidente du conseil d'administration de l'ex-régie fédérale, Monika Ribar, explique, dans une lettre envoyée au Conseil fédéral, que M. Meyer risque de quitter l'entreprise s'il ne reçoit pas le salaire maximal conclu.

D'après le journal, l'exécutif fédéral a rejeté une proposition interne visant à réduire de 4% le salaire de M. Meyer, pour qu'il repasse en dessous de la barre du million de francs. Le patron des CFF avait touché 1,052 million de francs en 2017 et 1,007 million en 2016.

Selon la SonntagsZeitung, le parti socialiste menace de lancer une nouvelle initiative populaire pour plafonner les salaires des cadres supérieurs.

(NewsXpress)

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