Actualisé 03.04.2020 à 14:18

Cyclisme

Tour en juillet: «Un crime contre l'humanité»

Les organisateurs de la Grande Boucle gardent un petit espoir de faire partir leur course normalement. Ce n'est pas du goût de l'ancien champion et ministre David Douillet.

de
Sport-Center/afp
Le double champion olympique.

Le double champion olympique.

Keystone

David Douilet n'a pas mâché ses mots, lorsqu'il lui a été demandé ce qu'il pensait de la possibilité de faire tout de même courir le prochain Tour de France aux dates prévues (27 juin - 19 juillet), évoquée la veille, par le patron de l'organisation Christian Prudhomme. L'ancien Ministre français des sports sous Nicolas Sarkozy et double champion olympique de judo a qualifié cela de «folie» et de «crime contre l'humanité», sur France Télévisions.

«Pourtant, Dieu sait si je suis un fan du Tour de France. Je ne manque pas une étape l'été venu, a commencé Douillet. Je sais qu'il y a de gros enjeux financiers, mais il y a trop de risques. Si on pouvait être sûr que tous les coureurs et le public avaient été testés négatifs au nouveau coronavirus au préalable, alors pourquoi pas. Mais comme ce n'est pas possible, alors ça ne peut pas se passer ainsi. Il n'y a pas de vaccin et les gens meurent.»

L'ancien champion a comparé cette possibilité aux récentes élections municipales, dont le premier tour s'était déroulé malgré les premières mesures de confinement dans l'Hexagone: «J'étais furieux de voir qu'elles se sont déroulées et d'entendre certains supporter ce vote, même ceux de mon ancienne famille politique. C'était monstrueux. Je n'ai pas peur de dire que ce sont des crimes contre l'humanité. Pour moi, organiser le Tour cet été serait du même niveau. C'est une folie.»

RCA

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!