Affaire Tigris: Tous les acteurs politiques étaient au courant
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Affaire TigrisTous les acteurs politiques étaient au courant

Tous les acteurs politiques étaient au courant de l'existence de l'unité d'intervention «Tigris».

Cette troupe n'avait rien de secret, déclare mercredi dans le «Blick» le chef de la police judiciaire fédérale (PJF) Kurt Blöchlinger.

La PJF a toujours informé en toute transparence sur le budget et les interventions de «Tigris», assure son chef. «Le monde politique, le département de justice et police et le directeur de l'Office fédéral de la police - tout le monde savait.»

Destinée à accroître l'efficacité des autorités de poursuite judiciaire, l'unité a reçu l'aval de la ministre de la police Ruth Metzler en 2003 et a été développée sous Christoph Blocher en 2004/ 2005. Eveline Widmer-Schlumpf a été invitée à une présentation de «Tigris» il y a six mois, mais la visite ne s'est pas encore faite, précise le chef de la PJF.

Les commandants des polices cantonales ont été informés à l'automne 2005. Les cantons ne voulaient et ne pouvaient plus assumer certaines tâches de poursuite judiciaire fédérale, justifie M.#Blöchlinger. Entre former ses 200 enquêteurs à des missions délicates ou constituer une équipe spéciale, le chef de la PJF a choisi la seconde solution et introduit «Tigris» avec l'aval de ses supérieurs.

130 interventions

Jusqu'à présent, «Tigris» a mené environ 130 interventions en collaboration avec 21 cantons. Les échos des cantons ont tous été très positifs, se félicite M. Blöchlinger.

L'unité n'a pas les mêmes tâches que les forces spéciales des cantons. Elle n'est pas compétente pour les alertes à la bombe ou les prises d'otages. Durant l'Euro 2008 par exemple, «Tigris» a coordonné les flux d'informations entre les unités d'intervention des polices cantonales dans les villes hôtes du championnat.

(ats)

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