Suisse: Tous les jours, 18'700 hommes vont au bordel
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SuisseTous les jours, 18'700 hommes vont au bordel

Une étude réalisée dans les milieux de la prostitution en Suisse révèle qu'il existe près de 4700 belles-de-nuit dans notre pays, réparties dans 902 lupanars.

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lüs/ofu
Le revenu brut annuel d'une fille de joie s'élève à 125'00 francs. Mais un grande partie de leur salaire est reversé aux gérants des maisons close.

Le revenu brut annuel d'une fille de joie s'élève à 125'00 francs. Mais un grande partie de leur salaire est reversé aux gérants des maisons close.

Le plus grand nombre de maisons closes en Suisse se situent dans les cantons de Zurich et Bâle-Ville. Au total, il y en a 902 réparties dans tout le pays. C'est ce qui ressort d'une récente étude menée auprès de 99 bordels par les criminologues Lorenz Biberstein et Martin Killias, sur demande sur l'Office fédéral de la police, rapporte vendredi l'«Aargauer Zeitung».

Sans surprise, la grande majorité des travailleurs du sexe sont des femmes. Plus de la moitié des gérants de bordels sont eux aussi de la gente féminine, souvent avec un bon niveau d'éducation. Un quart d'entre elles ont obtenu la maturité gymnasiale. Une patronne sur huit a même décroché un diplôme universitaire.

Au total, la Suisse compte pas moins de 4700 prostituées, 1500 d'entre elles travaillent dans le canton de Zurich. Parmi elles, 13,5% ont le passeport suisse. Elles sont suivies de près par les Roumaines (12,1%) et les Allemandes (11,8%). En ce qui concerne leurs motivations, 18,5% des belles-de-nuit interrogées affirment vouloir améliorer leurs conditions de vie. Pas moins de 11,5% des prostituées affirment avoir choisi ce métier parce qu'il leur plaît. Leur revenu brut annuel s'élève à 125'00 francs. Mais un grande partie de leur salaire est reversé aux gérants des maisons close.

100 francs le quart d'heure

L'étude envisage qu'entre 6200 et 18'700 hommes se rendent tous les jours dans un lupanar suisse. Le nombre de clients réguliers s'élève même à 125'000. Ils déboursent en moyenne 100 francs pour un quart d'heure de rapport sexuel. La demi-heure est tarifée entre 100 et et 200 francs.

Martin Killias, co-auteur de l'étude, a explique à l'«Aargauer Zeitung» qu'en Suisse, très peu de femmes étaient forcées à la prostitution: «Les lupanars sont complètement dépassés par les demandes de femmes souhaitant travailler dans le milieu. Ça ne vaut donc pas la peine pour eux d'engager des personnes illégalement.» Autre point positif: seuls 5% des belles-de-nuit travaillent dans la rue. «Ce sont les femmes qui sont le moins protégées contre les violences », explique-t-il.

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