Cyclisme: «Tout à coup, le réservoir était vide»
Actualisé

Cyclisme«Tout à coup, le réservoir était vide»

Le super favori néerlandais Mathieu van der Poel a craqué à une quinzaine de kilomètres de l'arrivée, dimanche, lors des championnats du monde.

par
Robin Carrel
Harrogate
Keystone

Nous, les médias, le voyions comme LE grand favori de ce Mondial. Lui, s'estimait «seulement» parmi les trois ou quatre prétendants au maillot arc-en-ciel, dimanche à Harrogate. Ces prédictions semblaient devoir se réaliser... A une trentaine de bornes de l'arrivée, le petit-fils Poulidor a fait exploser la course. «J'ai attaqué à l'instinct. J'ai trouvé que c'était le bon moment, parce le groupe de devant était fort. C'était l'échappée parfaite et d'autres favoris étaient en souffrance.»

Alaphilippe, Sagan et tous les autres cadors ou presque sont passés par la fenêtre. Seul Trentin, qui l'avait battu l'été dernier lors des championnats d'Europe, a réussi à suivre. Quelques kilomètres plus loin, van der Poel travaillait encore plus que les autres, histoire de définitivement rendre gorge à ce qu'il restait du peloton. Et puis? Et puis plus rien.

«Je me sentais plutôt bien. Et tout à coup, le réservoir était vide», a simplement expliqué le prodige si polyvalent, quelques temps après l'épreuve. «Maintenant, je me sens bien. C'est vraiment étrange. Les premières 20 minutes après avoir dû laisser filer le groupe, j'étais pris de vertige et vidé. Ensuite, dans les cinq derniers kilomètres, j'étais de nouveau bien. C'est bizarre.»

Peu habitué des efforts de cette longueur, qui plus est dans ce genre de conditions terribles, le corps de «VdP» l'a lâché. «Ça ne m'était jamais arrivé. J'ai tout donné ce que je pouvais dans cette course et ce n'est pas comme si j'étais passé près du titre. C'est une opportunité de manquée, certes, mais il y en aura d'autres. J'ai eu si froid à des moments C'est un Mondial dont je vais longtemps me souvenir. Comme bien d'autres qui étaient en lice, d'ailleurs.»

Ton opinion