Vaud : «Tout chauffeur Uber en activité sera dénoncé»
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Vaud «Tout chauffeur Uber en activité sera dénoncé»

Onze communes dont Lausanne signalent que tous les conducteurs offrant les services Uberpop devront avoir un permis professionnel.

par
apn
Les autorités de la région lausannoise ont mis en place des mesures très contraignantes pour Uber.

Les autorités de la région lausannoise ont mis en place des mesures très contraignantes pour Uber.

Officiellement, ce n'est pas la société californienne qui est visée mais les taxis sauvages. Cependant, après les menaces de grève des taxis lausannois si l'application Uber n'était pas interdite dans la capitale vaudoise, le lien est vite fait. L'entente intercommunale, regroupant onze entités de la région lausannoise, a annoncé hier qu'elle allait sévir contre les conducteurs non professionnels actifs dans le transport rémunéré de personnes. «Les particuliers offrant leurs services par le biais de plateformes électroniques comme Uberpop doivent remplir les mêmes exigences que les conducteurs de taxi», a indiqué l'association. Selon Marc Vuilleumier, président du comité de direction, ils doivent notamment détenir un permis professionnel et obtenir des autorités un carnet de conducteur.

Dix jours pour se faire entendre avant de sévir

L'association va mener une campagne d'information de dix jours. «Après, les chauffeurs en infraction seront dénoncés», avertit Marc Vuilleumier.

Un policier pour traquer les non-professionnels

Par ailleurs, la structure va financer, dès juin 2016, un poste de policier supplémentaire pour traquer les taxis sauvages. Autre mesure à venir annoncée hier, un nouveau règlement sur les taxis interdisant les applications et exigeant l'existence d'une centrale téléphonique.

«Taxiphone», une structure regroupant une cinquantaine de taximen, salue ces décisions: «A cause de cette concurrence déloyale, nous avons eu une nette baisse de chiffre d'affaires.» Même refrain de la part de Marcel Munkoka, taximan indépendant actif à Lausanne depuis 30 ans. «Les week-end de fin du mois, on travaillait très bien. Surtout en soirée. Mais depuis l'arrivée d'Uber, ce n'est plus le cas car on a beaucoup moins de clients.»

Nos tentatives de joindre les responsable d'Uber en Suisse sont restées vaines.

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