Champions League: Tout n'est pas encore à jeter pour Bâle
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Champions LeagueTout n'est pas encore à jeter pour Bâle

Si le champion de Suisse a pris une correction 0-4, mardi, face à Manchester City, il peut tout de même avoir quelques motifs de satisfaction... en restant très positif.

par
Robin Chessex
Bâle
Keystone/Walter Bieri

Manchester City n'a pas laissé le doute sur qui était le plus fort, mardi soir, en huitième de finale aller de Champions League. Le FC Bâle a compris, au prix d'une volée 0-4, quelle était sa place sur l'échelle européenne et n'avait plus que ses yeux pour pleurer. Cependant, il serait faux de croire qu'un monde s'effondre pour les Rhénans et il y a plusieurs points à mettre en avant qui peuvent permettre de positiver. On ne parlera bien sûr pas d'un verre à moitié plein, mais disons qu'un tiers plein, ce serait déjà pas mal.

L'adversaire ne peut pas faire honte

Raphaël Wicky ne se le cachait pas, en conférence de presse d'après-match: Manchester City était trop fort. Michael Lang a évoqué «l'équipe la plus forte que j'ai affronté dans ma vie». Cette année spécifiquement, les Citizens semblent intouchables. Ils survolent la Premier League et seraient largement favoris contre presque n'importe quelle autre équipe européenne. Bien sûr que le rêve de l'exploit est ce qui donne son sa raison d'être au football, mais dans un sens, il n'y a pas de honte à se faire écraser quand on se trouve face à un lutteur de MMA armé d'une tronçonneuse et qu'on doit l'affronter avec un décapsuleur.

Le public bâlois

Alors qu'il faisait un froid tel qu'on se serait cru enfermé à l'intérieur d'une glace Pingu, le public et, plus particulièrement, le kop de St-Jacques n'a cessé de donné de la voix, même quand le score était de 0-4. Une attitude qui a impressionné de nombreux fans anglais, pourtant coutumiers des ambiances de feu. Un journaliste du Guardian l'a même évoqué durant son live: «The Basel fans have made a racket all night, despite it all, and continue to do so. It's an impressive performance.»

Michael Lang

Le joueur est à nouveau sorti du lot hier parmi les siens. Engagé sur presque toutes les actions de son côté, il n'a malheureusement pas eu du tout la réussite qui fut la sienne face à United. Mais il a été le seul qui a pu paraître pas trop éloigné du niveau de ses adversaires (la nuance du «pas trop» étant toute relative). Lang reste un pilier sur lequel doit s'appuyer le FC Bâle.

Les nouveaux venus n'ont pas été si catastrophiques

Léo Lacroix titularisé en Champions League, cela a pu faire rire bien des amateurs de Ligue 1. Néanmoins, le Lausannois a réalisé un match plutôt correct, sans étincelles non plus bien sûr, et constitue un bon élément pour la suite. Pareil pour les revenants Fabian Frei et Valentin Stocker qui se sont réacclimatés à St-Jacques dans un match de Coupe d'Europe, même si le second a paru un tantinet en dessous.

Dimitri Oberlin

Il paraîtra étrange de le mettre dans la liste des points positifs tant le jeune joueur a cumulé les maladresses et n'a pas semblé encore prêt pour jouer à ce niveau. Néanmoins, la plupart des occasions qu'il a raté, il se les est lui-même créé. Par sa vitesse et sa volonté, il a été le principal artisan des cris d'espoirs dans le public lors des contre-attaques bâloises et aurait même mérité d'obtenir un penalty en début de match. S'il est bien encadré encore quelques temps, s'il progresse techniquement en acquérant de l'expérience et, surtout, s'il ne fait pas l'erreur de partir trop tôt pour un club prestigieux où il ne jouerait pas, Oberlin a tout pour devenir un très bon attaquant. Mais ce ne sera que demain.

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