iStock
05.11.2020 à 18:04

DrinkTout savoir sur l’explosion des «hard seltzer»

Les eaux pétillantes alcoolisées arrivent en Suisse et devraient y rester. Explications et dégustation.

par
Romain Wanner
5.11.2020

C’est une boisson venue tout droit des États-Unis. Un «hard seltzer» c’est une eau pétillante alcoolisée, souvent parfumée aux fruits. Un peu comme les eaux minérales parfumées qu’on trouve depuis longtemps dans le commerce, mais avec entre 4 et 6% vol.

Ce qui donne ce taux d’alcool, c’est une fermentation de levures, comme dans une bière, mais avec une adjonction de sucre au lieu du malt. Quant aux arômes, ils viennent souvent de produits frais infusés.

Rien à voir donc avec un alcopop et son goût très sucré! Un «hard seltzer» a fondamentalement un goût d’eau minérale parfumée. On ne sent pas le sucre et c’est du coup une boisson très désaltérante.

Ce produit, qui existe depuis un certain nombre d’années déjà, a décollé en 2019. En seulement quelques mois, les «hard seltzer» ont pris une part importante sur le marché des boissons alcoolisées. Et ce n’est que le début.

Les marques, comme ici la plus connue au niveau mondial, White Claw, vendent les «hard seltzer» de la même manière que de l’eau.

Les marques, comme ici la plus connue au niveau mondial, White Claw, vendent les «hard seltzer» de la même manière que de l’eau.

White Claw

Pourquoi cet engouement?

Les eaux pétillantes alcoolisées se rapprochent d’une bière légère en termes d’alcool. Or en comparaison avec la majorité des bières, les «hard seltzer» sont sans gluten et environ un tiers moins calorique. De quoi séduire un certain public, de nos jours.

En outre, avec sa particularité désaltérante et le marketing des différentes marques qui joue beaucoup sur le côté fruité, léger et le fait que ce soit de l’eau pétillante, on obtient un produit qui fait fondamentalement envie et qui s’éloigne de l’image des autres boissons alcoolisées.

Depuis la popularisation de la boisson, un grand nombre de marques ont vu le jour. En Suisse, ça commence aussi. Et vu que le produit a un procédé de fabrication assez proche de celui de la bière, on peut s’attendre à ce que des brasseries locales lancent une gamme de «hard seltzer» - c’est d’ailleurs déjà le cas, par exemple du côté des Vaudois de Docteur Gab’s - ou que de nouvelles micros «hard seltzeries» ouvrent leurs portes.

Et quel goût ça a?

Pour le bien de cet article, il a fallu lever le coude, comme on dit. À la dégustation sont passées plusieurs bouteilles et cannettes de marques helvétiques. Un sacrifice difficile, mais nécessaire.

La première constatation c’est qu’on n’a pas l’impression de boire de l’alcool. C’est vraiment proche d’une eau minérale parfumée. C’est hyperdésaltérant! Rafraîchissant. Au soleil, après une longue journée, l’été prochain, ça sera sans doute une boisson très consommée!

Du côté des arômes, ils vont du basique citron vert, avec une note un peu amère, à la mangue, en passant par le gingembre ou la mélisse et même les cranberries ou encore la framboise. Des parfums qui, somme toute, passent très bien sans forcément toujours marquer les esprits.

Une canette va se rapprocher d’un «long island ice tea» à la mangue alors qu’une autre marque fera penser davantage à une eau minérale aromatisée à la framboise. Il y a un peu de tout. Mais les bulles sont agréables, souvent légères. Par contre le goût est assez éphémère en bouche.

D’aucuns diraient sans doute que ça peut se rapprocher de la logique d’une bière de soif.

Les marques disponibles

La plus connue des marques au monde n’est autre que White Claw (USA). Elle propose une gamme assez large et c’est elle qui a popularisé le «hard seltzer» à travers le globe.

En Suisse, on trouve la marque Sundays, de Zoug, qui propose 5 arômes différents, allant de concombre basilic à la mangue, en passant par gingembre cardamome (très bon!). Il y a aussi diverses marques qui ont vu le jour du côté de Zurich: «Luke’s», «Sparkly’s», mais aussi «Johns», «Against the grain» ou «Bubblz», pour citer les plus connues. Il y a bien sûr, comme susmentionné, le «hard seltzer» de la brasserie Docteur Gab’s, qui se décline à l’arôme mélisse et pulpe de citron.

Et on trouve aussi dans nos commerces des marques de nos voisins européens, comme «Holy», une eau alcoolisée venue d’Allemagne.

Bref, il y en a beaucoup. À tester pour trouver laquelle de ces eaux pétillantes alcoolisées vous plaît le mieux!

Petit tour visuel des marques suisses

Sundays
Yeaah
Sparklys

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!
0 commentaires
L'espace commentaires a été desactivé