Attentats de Bruxelles: «Toute cette affaire a ruiné ma vie»
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Attentats de Bruxelles«Toute cette affaire a ruiné ma vie»

Soupçonné un temps d'être «l'homme au chapeau» de l'aéroport de Zaventem, avant d'être innocenté, Fayçal Cheffou a confié son désarroi.

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MC/20minutes
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Deux semaines après les attentats meurtriers qui ont visé l'aéroport et le métro de Bruxelles, soixante-six blessés sont toujours hospitalisés, dont trente-sept aux soins intensifs. (Lundi 4 avril 2016)

Deux semaines après les attentats meurtriers qui ont visé l'aéroport et le métro de Bruxelles, soixante-six blessés sont toujours hospitalisés, dont trente-sept aux soins intensifs. (Lundi 4 avril 2016)

Keystone/EPA
Une quarantaine de vols sous haute surveillance sont prévus au départ et à l'arrivée de l'aéroport international de Bruxelles. (Lundi 4 avril 2016)

Une quarantaine de vols sous haute surveillance sont prévus au départ et à l'arrivée de l'aéroport international de Bruxelles. (Lundi 4 avril 2016)

AFP
Un premier avion a décollé à l'aéroport de Bruxelles depuis les attentats, tout un symbole. (Dimanche 3 mars 2016)

Un premier avion a décollé à l'aéroport de Bruxelles depuis les attentats, tout un symbole. (Dimanche 3 mars 2016)

AFP

«Je ne peux plus sortir. Toute cette affaire a ruiné ma vie», a confié Fayçal Cheffou à La Dernière Heure. Pour lui, il était le coupable idéal. «Je savais que la Sûreté de l'État me suivait parce que j'avais prétendument recruté des personnes du parc Maximilien pour intégrer des organisations extrémistes», explique-t-il.

«Le jour où les événements ont eu lieu à Maelbeek et Zaventem, il est apparu d'un coup qu'ils n'arrivaient pas à mettre la main sur deux auteurs. Alors, ils ont sorti leurs dossiers et dit: "Là, celui-là lui ressemble un peu quand même"». Et tout s'est enchaîné. «La population était inquiète après ces horribles attentats. Ainsi, les auteurs devaient être attrapés. Apaiser la population était subitement la priorité de l'État. La police m'a alors arrêté».

«Je n'ai rien fait»

Si l'homme qui a fait tout de même quatre jours de prison n'a pas de mots assez durs contre la police belge, il salue le travail du juge d'instruction qui l'a libéré. «Quand il a réalisé que mes empreintes digitales et mon ADN ne correspondaient pas à ceux de la scène de crime, j'ai pu rentrer à la maison. Mon alibi correspondait également (NDLR: il était chez lui au moment des attaques)».

«Je peux seulement vous dire qu'on ne peut rien me reprocher. Je n'ai rien fait. Je n'y étais pas. Je suis seulement très, très, très en colère maintenant», a conclu Fayçal Cheffou, qui ne compte pas en rester là. «J'ai déjà eu des contacts avec CNN et ABC. Je veux que les gens connaissent la vérité».

Libéré, il reste provisoirement inculpé de participation aux activités d'un groupe terroriste, rappellent nos confrères de La Dernière Heure.

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