Actualisé 15.12.2015 à 23:06

Los AngelesToutes les écoles fermées après des menaces

Les écoles publiques de Los Angeles ont été fermées après avoir reçu des «menaces crédibles» impliquant des sacs à dos. Selon les autorités, il s'agirait d'un canular.

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Toutes les écoles publiques de Los Angeles ont été fermées après des menaces «crédibles».

Toutes les écoles publiques de Los Angeles ont été fermées après des menaces «crédibles».

Toutes les écoles publiques de Los Angeles ont été fermées mardi après une menace jugée «crédible» et visant plusieurs établissements. Une mesure rarissime touchant plus d'un demi million d'élèves. Il semblerait pourtant que cette menace ait été un canular, ont rapporté les autorités locales au «Los Angeles Times».

La fermeture des écoles de Los Angeles a été annoncée peu avant le début des cours, vers 07h30 heure locale (16h30 en Suisse). Elle concernait plus de 640'000 élèves, scolarisés dans plus de 1000 établissements publics.

Le rectorat a été informé à l'aube de ces menaces par la police, qui a évoqué «des sacs à dos et parlé d'autres paquets», a indiqué le recteur des écoles publiques de Los Angeles, Ramon Cortines, lors d'une conférence de presse, sans donner plus de détails.

La police «a reçu plus tôt ce matin une menace électronique qui concernait la sécurité de nos écoles», a précisé Steve Zipperman, responsable de la police de Los Angeles en charge des écoles, lors de la même conférence de presse.

«Un canular»?

Des menaces ont également visé les écoles de New York mardi, mais la police les avait immédiatement jugées «non crédibles», a-t-elle indiqué un peu plus tard dans la matinée.

«D'après les premiers éléments, il semblerait que ce soit un canular ou quelque chose destiné à perturber les écoles publiques dans les grandes villes», a déclaré le représentant californien à la Chambre, Adam Schiff dans un communiqué relayé par le «LA Times», précisant que les investigations étaient toujours en cours.

Brad Sherman, un autre représentant de la Californie à la Chambre, a déclaré que la personne qui avait envoyé le message de menaces disait être une victime de harcèlement à l'école ainsi qu'un «extrémiste musulman». Selon Sherman, n'importe qui aurait pu écrire cet e-mail.

Décision défendue

Los Angeles a défendu sa décision d'avoir fermé les écoles. «C'est moi qui ai pris la décision de fermer les écoles», a déclaré le directeur des écoles Ramon Cortines lors d'une conférence de presse.

«Au vu des circonstances passées, je ne pouvais pas prendre de risques, qu'il s'agisse d'un élève ou du personnel» des écoles, a-t-il justifié.

Ces menaces d'attaques interviennent à peine deux semaines après l'attentat de San Bernardino, à une heure de Los Angeles (Californie, ouest), qui a été le plus meurtrier aux Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001, avec 14 morts et 22 blessés.

Les menaces ne visaient pas seulement «une école, deux écoles ou trois écoles. Il s'agissait de nombreuses écoles, qui n'ont pas été spécifiquement identifiées», avait précisé peu avant Ramon Cortines. Le rectorat reçoit «tout le temps» des menaces mais cette fois «il s'agit d'une menace rare», a-t-il insisté.

Les autorités et les dirigeants des écoles ont passé au peigne fin chaque établissement pour y déceler d'éventuels sacs à dos ou paquets suspects évoqués dans les e-mails de menaces reçus par plusieurs membres du conseil d'administration des écoles.

Réaction trop forte?

New York, la plus grande ville des Etats-Unis, située sur la côte est, a reçu des e-mails d'intimidation similaires mais les a ignorés, estimant qu'ils n'étaient pas sérieux.

Bill Bratton, qui dirige la police de New York après avoir été chef de la police de Los Angeles, a accusé Los Angeles d'avoir «fortement sur-réagi». «Que ce soit un canular ou des terroristes, ils veulent instiller la peur et perturber la routine», a-t-il fait valoir.

Des propos qui ont fait grincer des dents les autorités de la Cité des anges. «Il est irresponsable de critiquer la décision» de fermer les écoles «sur la base de faits qui restent à élucider», a lancé le chef de la police de la mégalopole californienne, Charlie Beck, pendant la conférence.

Le maire Eric Garcetti a lui aussi soutenu la décision du rectorat: «C'est très facile pour les gens de tirer des conclusions hâtives» mais les «enquêtes durent parfois pendant des jours tandis que les décisions doivent être prises en cinq minutes». «Une abondance de précaution est quelque chose que tous ceux d'entre nous qui ont des enfants apprécient», a-t-il martelé.

Adresse IP en Allemagne

Le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, a quant à lui rappelé que le président américain Barack Obama «est déterminé» à ce que «ce pays ne soit pas terrorisé».

Il a rappelé que le gouvernement américain avait lancé «une campagne agressive pour vaincre (l'organisation djihadiste) Etat islamique».

La police de Los Angeles (LAPD) et fédérale (FBI) enquêtent sur l'origine de ces intimidations. D'après plusieurs médias américains dont le «Los Angeles Times», l'adresse IP des e-mails serait localisée à Francfort, en Allemagne. L'auteur pourrait cependant avoir brouillé les pistes et se trouver près de Los Angeles.

(alc/ats/afp)

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