Actualisé 30.06.2008 à 20:08

Toxicos et marginaux auront leur propre bistrot

Une collaboration étroite entre Lausanne et le canton a été dévoilée lundi pour mieux lutter contre la toxicomanie.

«La Fondation du Levant descend de sa forteresse pour rejoindre les acteurs sociaux dans la rue.» Membre du Levant, Serge Sandoz est intervenu lundi après-midi, dans la gare lausannoise, lors des Etats généraux de la toxicodépendance. La fondation, qui prône le sevrage total, connaît de très graves problèmes financiers et un faible taux d'occupation de patients.

Le canton a accepté de la sauver financièrement si elle change de stratégie. Le Levant s'intégrera dans une chaine thérapeutique proposant diverses solutions aux toxicos. Ses intervenants opéreront, aux côtés de l'unité Uniset, qui abandonne la Riponne, dans un bistrot social qui ouvrira cet automne à la rue César-Roux, à Lausanne.

Des élus de droite critiquent cependant le fait qu'on y servira de l'alcool. Un mal nécessaire car il faut tenir compte de la réalité et «soulager» la place de la Riponne, aux yeux du conseiller d'Etat Pierre-Yves Maillard et de la conseillère communale socialiste et médecin Solange Peters.

Organisés par le Département de la santé et de l'environnement et la Ville de Lausanne, ces Etats généraux ont réuni de nombreux professionnels actifs auprès de polytoxico-dépendants et des politiciens de tous bords. Par distribution de tracts, des «usagers de drogues» ont critiqué de ne pas être consultés et ont annoncé la naissance d'une association pour être entendus.

Frédéric Nejad

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!