Automobilisme: Toyota gagne, Sébastien Buemi abandonne
Publié

AutomobilismeToyota gagne, Sébastien Buemi abandonne

Deuxième manche du championnat du monde d’endurance, les 6 Heures de Spa-Francorchamps ont été pour le moins chaotiques.

par
Jean-Claude Schertenleib
Sébastien Buemi n’a pu terminer sa course.

Sébastien Buemi n’a pu terminer sa course.

AFP

Trois drapeaux rouges – arrêt complet, les voitures en file sur la ligne de départ –, autant voire plus de «full course yellow» – les voitures roulent, mais à la vitesse maximale de 80 km/h –, n’en jetez plus, la coupe est pleine: il a fait un temps très ardennais sur Spa-Francorchamps, qui recevait la deuxième manche du mondial d’endurance 2022, la répétition générale des 24 Heures du Mans, à cinq semaines de «la» course de l’année.

Battu lors de l’ouverture de la saison à Sebring, bousculé en qualification en Belgique par le Glickenhaus américaine et l’Alpine française, le favori Toyota s’est finalement imposé, grâce à la GR010 Hybrid de Conway/Kobayashi/Lopez, mais ne peut que se poser des questions avant l’épreuve sarthoise. Car la seconde voiture japonaise, celle pilotée par Sébastien Buemi, Brendon Hartley et Ryo Hirakawa, a été contrainte à l’abandon après une heure trente de course, alors qu’elle occupait la tête.

Quatrième sur la grille, Buemi se plaçait immédiatement dans le sillage de la Glickenhaus, avant de prendre le commandement après une trentaine de minutes. Tout semblait fonctionner normalement lorsque, après un peu plus d’une heure, la course était arrêtée une première fois. C’est au moment du nouveau départ (derrière la voiture de sécurité) que la situation s’est compliquée, puisque le Vaudois a dû faire un «reset» complet pour que sa voiture daigne se mettre en mouvement, pour quelques kilomètres.

Pas encore d’explication

Un premier arrêt au bord de la piste, un second pour le compte, la course était terminée et Buemi sortait précipitamment de sa voiture, en faisant de grands gestes aux commissaires pour qu’ils ne la touchent pas (il y a des procédures très précises en cas de soucis électriques sur les voitures hybrides).

«On ne sait pas encore réellement ce qui s’est passé, a glissé le pilote vaudois. J’ai suivi la procédure normale pour la remise en marche, mais des alertes lumineuses m’indiquaient que quelque chose ne fonctionnait pas. J’ai pu finalement m’élancer, mais la situation empirait; comme cela pouvait devenir dangereux, je me suis arrêté en bord de piste.»

Panne électronique du système hybride? Les cinq semaines qui nous séparent du Mans vont être tendues chez Toyota.

Louis Delétraz termine dixième

Vainqueur de la première manche du championnat d’Europe d’endurance au Castellet, vainqueur une semaine plus tôt dans la cadre du championnat IMSA sur le si spectaculaire circuit californien de Laguna Seca, le Genevois Louis Delétraz retrouvait le mondial d’endurance ce week-end, dans le cockpit de l’Oreca LMP2 qu’il partage avec le jeune et très prometteur Italien Lorenzo Colombo et l’ancien pilote de F1 polonais, Robert Kubica.

Longtemps sur le podium de la catégorie LMP2 et dans le top six du général, Delétraz n’a pas évité l’erreur à une heure dix de l’arrivée, dans des conditions dantesques; même s’il a magistralement contrôlé un tête-à-queue complet, le Genevois a été contraint de passer à son stand pour un changement de l’avant de sa voiture. Il termine dixième du général, septième de cette classe LMP2 qui est la plus fournie du championnat.

Ton opinion

14 commentaires