Genève: TPG: la menace d'une grève toujours pas écartée
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GenèveTPG: la menace d'une grève toujours pas écartée

Les syndicats réclament l'embauche de 100 chauffeurs supplémentaires. La direction leur en propose 30.

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Réunis au dépôt du Bachet à 20h, les grévistes ont voté la reprise du travail jeudi matin et l'envoi d'un ultimatum au conseiller d'Etat Luc Barthassat.

Réunis au dépôt du Bachet à 20h, les grévistes ont voté la reprise du travail jeudi matin et l'envoi d'un ultimatum au conseiller d'Etat Luc Barthassat.

20 minutes / jef
Les grévistes bloquent le dépôt du Bachet.

Les grévistes bloquent le dépôt du Bachet.

20 Minutes/jef
Quelque 200 employés sont présents, à 9h, sous l'auvent du dépôt du Bachet.

Quelque 200 employés sont présents, à 9h, sous l'auvent du dépôt du Bachet.

20 minutes / jef

Le Front syndical des Transports publics genevois (TPG) maintient son préavis de grève. Selon lui, la seconde rencontre, lundi, avec la direction de la régie sur les effectifs de conducteurs n'a pas encore apporté de réponse satisfaisante. Une nouvelle réunion est prévue le 21 décembre.

Demandées depuis septembre, les projections sur une hausse d'un véhicule par ligne, destinée à améliorer les conditions de travail, ont enfin été fournies, a indiqué lundi devant les médias Valérie Solano, du Syndicat du personnel des transports (SEV). Il faudrait 100 conducteurs de plus pour un coût de 20 millions de francs, ce qui correspond au 10% d'absentéisme actuel, a-t-elle précisé.

Pour les syndicats, le sous-effectif chronique qui dure depuis une décennie coûte cher financièrement et humainement, les chauffeurs étant appelés pendant leurs jours de congé. «Le stress est permanent. Les conducteurs travaillent quasiment sans faire de pause et tombent malade. La sécurité des usagers est en péril», a estimé Alain Perroud, président du syndicat transfair.

Pénurie admise

Les syndicats relèvent que la direction admet désormais la pénurie. Mais ils jugent les 30 nouveaux postes insuffisants. «Il en faut 100 de plus. Le manque d'effectifs ne doit pas être masqué par le recours à du personnel non affecté à la conduite», a critiqué Vincent Leggiero, président du SEV TPG. Les syndicats demandent une intensification des engagements pendant les trois premiers mois de 2017.

Ils attendent aussi du Conseil d'Etat qu'il retire les mesures d'économie de 5%, soit 3,7 millions. Enfin, ils veulent l'assurance que le budget 2017 de la régie publique ne sera pas affecté par le résultat du référendum contre la hausse des tarifs des TPG.

Les discussions se prolongeront le 21 décembre. Mais les conducteurs sont prêts à faire la grève, a mis en garde M. Leggiero. Toute décision dans ce sens devra être votée par l'assemblée du personnel. (ats)

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