Actualisé 14.01.2014 à 14:38

Pays-Bas

Trafic de viande de cheval: 11 tonnes rappelées

A fin 2013, la justice française avait découvert que des animaux utilisés en laboratoire avaient fini dans la chaîne alimentaire. Les autorités néerlandaises jouent la prévention.

D'après l'enquête menée en France, au moins 200 chevaux provenant du laboratoire pharmaceutique Sanofi, de centres équestres ou encore de particuliers ont fait l'objet d'une falsification de leur passeport de santé. La viande de ces animaux avait ensuite été vendue frauduleusement pour intégrer la chaîne alimentaire.

Selon la NVWA, les autorités sanitaires néerlandaises, quelque 11'000 kilos de viande de cheval pouvant contenir de la chair de ces bêtes en fait «impropres à la consommation» ont été livrées à cinq sociétés néerlandaises entre janvier et octobre 2013.

Les 11 tonnes ont ensuite été vendues à des restaurants en tant que viande de cheval ou ont été transformées en croquettes et saucisses pour animaux de compagnie, a indiqué dans un communiqué la NVWA. Celle-ci a donc ordonné un rappel, sur la base d'un avertissement formulé fin décembre par la Commission européenne.

«Sur les 11'000 kilos, nous en avons retrouvé environ 1000», a assuré à l'AFP Brenno Bruggink, un porte-parole de la NVWA. «Le reste, c'est sûr à quasiment 100% qu'il a été mangé.»

Dans un lettre adressée au Parlement, la secrétaire d'Etat aux Affaires économiques, Sharon Dijksma, assure que les risques pour la santé publique sont «de très limités à nuls» car «l'abattage a eu lieu dans des abattoirs reconnus par l'UE».

Toute l'Europe concernée

La viande produite en France était destinée aussi bien au marché français qu'à l'exportation dans tout le reste de l'Europe.

Plus de vingt personnes, dont l'organisateur présumé du réseau, avaient été interpellées en décembre en France dans le cadre de l'enquête française. Des perquisitions avaient eut lieu à Gérone (nord-est de l'Espagne).

La filière de la viande de cheval avait déjà été durement touchée par les révélations, début 2013, selon lesquelles une entreprise du sud de la France, Spanghero, vendait de la viande de cheval en la faisant passer pour du boeuf.

La viande avait ensuite servi à la préparation de millions de plats cuisinés pour de grandes marques ou la grande distribution.

Ce scandale européen parti en février de Grande-Bretagne et d'Irlande avait mis en exergue certains agissements de l'industrie agroalimentaire et l'opacité de ses circuits d'approvisionnement. (afp)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!