Sion : Trahie par ses empreintes, elle sort de la clandestinité

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Sion Trahie par ses empreintes, elle sort de la clandestinité

Une Camerounaise a vécu neuf ans sous un faux nom en Suisse. Elle a été démasquée après son mariage avec un Valaisan.

par
Christian Humbert

Ses papiers d'identité étaient factices. Sa condamnation et l'expulsion à laquelle elle s'expose sont, en revanche, bien réelles. Une Camerounaise a résidé sous une fausse identité durant neuf ans en Suisse. Un secret bien gardé jusqu'à son mariage avec un Valaisan, en 2014.

La quinquagénaire a changé d'identité dans les années 1990, lorsqu'elle a déboursé l'équivalent de 500 fr. suisses pour obtenir de faux papiers français. En 2005, elle a débarqué sur sol helvétique avec ce faux document et un acte de naissance falsifié, ce qui lui a permis d'obtenir un permis de séjour B. Dans la foulée, elle a rencontré son futur époux, un Valaisan, chez qui elle s'est établie en 2007.

En 2014, le couple décide de se marier au Cameroun. Pour sceller cette union, la femme reprend son vrai nom. Mais pour rentrer en Suisse sous sa véritable identité, elle a désormais besoin d'un visa. Sa demande est acceptée par l'ambassade. Un visa lui est délivré en février 2016 et ses données biométriques sont enregistrées. C'est alors que l'arnaque éclate au grand jour: ses empreintes apparaissent sous diverses identités. Dénoncée, elle a écopé de 90 jours-amende avec sursis, d'une amende de 500 fr. ainsi que de 550 fr. de frais de justice. Le service de la population a aussi été avisé en vue d'une expulsion. «Elle est légalement mariée avec un Suisse. C'est particulier. Ce cas sera étudié», indique la police des étrangers.

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