Actualisé 07.06.2006 à 05:28

Train sans fumée, pari gagné

Depuis six mois les fumeurs jettent leur mégot le temps d'un trajet en train. L'Union des transports publics tire un premier bilan positif de l'interdiction.

Fin janvier, un jeune homme s'est fait agresser parce qu'il expliquait à un passager qu'il ne fallait pas fumer. Le fumeur a appelé des amis avec son portable, et six d'entre eux sont venus tabasser le jeune à sa sortie du train. Il s'en est sorti avec un nez cassé. Mais ce cas reste exceptionnel.

Introduite le 11 décembre dernier, l'interdiction de fumer a tout de même provoqué de la frustration. Au moins 150 personnes se sont plaintes aux CFF de la dureté de cette mesure en décembre. La tendance s'est vite inversée. «Les mêmes qui nous avaient écrit pour se plaindre nous ont félicités», confie Roland Binz, porte-parole des CFF. En avril, sur 17 plaintes, douze dénonçaient des fumeurs qui s'en grillaient une aux toilettes.

Les cendriers neufs que l'ex-régie fédérale gardait en réserve sont partis «comme des petits pains» sur le site Internet des CFF, au prix de 20 fr. pièce. Pas question en revanche de vendre les anciens, «pas assez propres».

Globalement, la mesure a été plutôt bien accueillie. Il y a davantage de places dans les trains, et le temps des wagons fumeurs à moitié vides alors que les autres wagons étaient pleins à craquer est révolu. Finies aussi les odeurs de cannabis à 7 h du matin. La police du rail dit pour sa part n'avoir perçu qu'à de très rares reprises l'émoluement de 25 fr. prévu pour les récalcitrants. Elle n'a recensé que 5 à 10 incidents en avril.

(ert/ats)

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