Berne – L’ex-patron d’un bordel a été «séquestré» dans un sauna
Publié

BerneL’ex-patron d’un bordel a été «séquestré» dans un sauna

La victime présumée aurait subi des pressions de son associé, ce dernier voulant récupérer l’intégralité des parts du lupanar. L’associé a été reconnu coupable et devra adapter son métier de chauffeur.

L’homme a été retenu, tout habillé dans un sauna bien chaud. (Image d’illustration)

L’homme a été retenu, tout habillé dans un sauna bien chaud. (Image d’illustration)

pixabay

L’exploitant d’une maison close de l’Emmental bernois aurait été traîné de force par son associé et deux inconnus, dans le sauna du sous-sol de son propre club. Les trois compères auraient augmenté la température du bain de vapeur dans lequel la victime présumée, entièrement vêtue et portant une veste en cuir, aurait enduré pendant environ une demi-heure cette intense chaleur moite, rapporte le «Berner Zeitung».

Selon le propriétaire du club, la seule issue a été de céder le bordel à son partenaire commercial. Ce n’est qu’après avoir accédé à cette demande qu’il a été libéré. Deux ans et demi après l’incident, les deux anciens partenaires commerciaux sont en procès et se sont retrouvés devant le juge.

Le verdict va le gêner dans son travail

«C’était juste brutal, brutal, brutal», a déclaré la victime au juge. Il a également exprimé sa crainte pour sa famille. Pour sa part, l’accusé affirme que l’histoire du coup de pression a été inventée. La victime présumée aurait déjà signé le transfert du bordel la veille de l’incident, car les choses n’allaient pas bien entre eux. Si l’accusé reconnaît qu’il y a eu une altercation entre eux, il affirme que personne d’autre n’a été impliqué.

Le tribunal a rendu son verdict: neuf mois de prison avec sursis et une amende de 300 francs. L’accusé est également interdit de séjour durant cinq ans dans le pays. Bien qu’il vive à nouveau en Autriche, cette peine pourrait entraîner la perte de son emploi de chauffeur routier, car il est souvent sur la route à l’international. S’il veut continuer à bosser, il devra adapter ses itinéraires et éviter le territoire Suisse.

(zst/jbm)

Ton opinion