Vaud: Transporté en ambulance, il fâche sa caisse maladie
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VaudTransporté en ambulance, il fâche sa caisse maladie

Une assurance a rechigné à rembourser un transfert à l'hôpital
ordonné par un médecin. Le patient est écoeuré.

par
Abdoulaye Penda Ndiaye
Le patient avait été acheminé au CHUV, à Lausanne.

Le patient avait été acheminé au CHUV, à Lausanne.

photo: Keystone

Pris de malaise, un quadragénaire s'est rendu dans un cabinet médical lausannois le 22 février. Il a été ausculté par un médecin, qui a finalement demandé son transfert d'urgence au CHUV. Cet acheminement en ambulance n'a pas eu l'heur de plaire à sa caisse maladie. Un cadre et une spécialiste du groupe d'assurance se sont penchés sur la question. Ils sont arrivés à la conclusion que la compagnie n'entrait pas en matière car, selon eux, un transport en ambulance ne s'imposait pas. «Vous étiez dans une structure qui vous permettait de recevoir des soins», ont-ils expliqué pour motiver le rejet de la facture de 725 francs.

«C'est une attitude indigne. Est-ce l'assurance ou le médecin qui doit décider comment un patient doit être transporté?» proteste le quadragénaire. Président de la Commission de modération des honoraires à la Société vaudoise de médecine, le Dr Charles Steinhäuslin rappelle que «l'assureur maladie doit contribuer aux frais de transport, lors d'un transfert d'un cabinet médical à un hôpital, si celui-ci est jugé par le médecin comme étant médicalement nécessaire».

Après plusieurs échanges téléphoniques et courriers, la caisse maladie a finalement décidé de rétropédaler et a accepté de payer sa part de 438 fr. Le solde fait partie de la franchise du patient. «Ce n'est pas normal que l'assuré se batte et dépense autant d'énergie pour quelque chose qui devait être acquis», se plaint l'intéressé.

Ambulance: qui paie quoi et quand

En cas de transport, l'assurance de base ne paie rien lorsque le patient peut raisonnablement utiliser un autre moyen qu'un véhicule d'urgence. Sinon, elle paie la moitié des coûts. Selon que le malade est en péril ou pas, la limite maximale remboursée est respectivement de 5000 ou de 500fr. par an. Et si un tiers appelle l'ambulance pour un patient qui n'en a pas besoin? «S'il y monte, c'est au patient de payer», précise Felix Schneuwly, expert chez comparis.ch.

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