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Peer 2 PeerTraque aux pirates tenue en échec

Une application crée de fausses adresses pour dérouter les entreprises qui pourchassent les adeptes du téléchargement illégal.

par
laf

Générer des adresses internet aléatoires pour induire en erreur les personnes chargées de veiller à la protection des droits d'auteur, c'est la vocation du logiciel Seed­Fuck. Ce dernier s'ingénie à placer des adresses, fictives ou réelles, sur les serveurs de partage de fichiers poste à poste (P2P).

Développé par un certain «Burningmace», le code devient à la mode sur la Toile, en marge de la mise en œuvre de lois contre les téléchargements illégaux. Il pourrait ainsi conduire à faire couper les connexions d'internautes innocents. Cerise sur le gâteau, le logiciel pourrait amener sur le banc des accusés des utilisateurs d'adresses gouvernementales.

Mais l'efficacité de Seed­Fuck dans la pratique reste encore à prouver, sans compter les risques encourus par ses utilisateurs. L'usurpation d'identité est en effet passible de cinq ans d'emprisonnent en France.

L'an dernier, au cours de son procès, The Pirate Bay avait déjà mis en doute la pertinence des données récoltées sur les réseaux P2P. En parallèle, il avait ensuite lancé iPredator, un service payant qui garantit à ses clients une adresse IP anonyme.

L’affaire Logistep toujours en suspens

Le Tribunal fédéral (TF) n’a toujours pas fixé les limites dans la traque aux internautes accusés de télécharger de la musique ou des films sur les réseaux P2P. Après un recours du préposé fédéral à la Protection des données, le TF avait décidé que la lutte contre les téléchargements abusifs prenait le pas sur la protection des données privées des internautes. Il avait admis le principe qu’une société privée basée à Zoug, Logistep, se charge de surveiller les utilisateurs de réseaux P2P.

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