Actualisé 11.09.2008 à 21:28

SuccèsTravail au noir: les Vaudois ne sont plus dans le rouge

De plus en plus de personnes déclarent leur femme de ménage. Le recours aux chèques emploi a explosé.

Un véritable carton. Depuis l'entrée en vigueur de la loi contre le travail au noir, le 1er janvier dernier, les chèques emploi connaissent un énorme succès.

En 2007, 930 personnes utilisaient ce système qui facilite la gestion des travaux administratifs pour ceux qui emploient une femme de ménage ou une baby-sitter. Cette année, ce ne sont pas moins de 2300 employeurs qui se sont déjà adressés à ce service.

«Beaucoup de gens ont pris conscience de l'importance de déclarer leur(s) employé(s), note Roger Piccand. La campagne d'information qui a accompagné la loi y est pour beaucoup.» Le chef du Service de l'emploi ne nie pas que la peur du gendarme a aussi joué un rôle. «Il y a maintenant une masse de sanctions qui peuvent frapper les personnes qui ont des employés au noir. Cela va de la facturation du contrôle effectué jusqu'à une dénonciation au préfet.»

A noter que cette année, plus de 1600 entreprises vont être inspectées par les 25 contrôleurs du marché du travail.

Si le système fait des émules, des employés rechignent parfois à être déclarés. «Certains se réjouissent peu de voir leur salaire horaire passer de 25 fr. net à 25 fr. brut, relève Roger Piccand. Mais il ne faut pas voir à court terme et plutôt réaliser l'importance de cotiser pour son avenir.»

Pour Aldo Ferrari, secrétaire de la section vaudoise d'UNIA, cela montre «qu'il est indispensable de revaloriser les salaires pour que le système fonctionne.»

Sébastien Jost

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