Récession: Travail.Suisse exige des mesures pour l'assurance-chômage

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RécessionTravail.Suisse exige des mesures pour l'assurance-chômage

Face à la crise économique, Travail.Suisse veut des mesures immédiates en faveur de l'assurance chômage.

Il faut étendre la possibilité de chômage partiel à 24 mois et augmenter le nombre de jours indemnisés, insiste le syndicat.

Ces deux mesures limitées dans le temps doivent être mises en place rapidement si l'on veut pouvoir gérer la crise, souligne l'organisation faîtière des travailleurs dans un communiqué lundi. Elle veut ainsi éviter que la situation conjoncturelle ne conduise à des problèmes structurels sur le marché du travail.

Le Conseil fédéral a décidé mi-février d'étendre la possibilité de chômage partiel de 12 à 18 mois. Mais pour Travail.Suisse, c'est insuffisant. Une extension supplémentaire permettrait de sauvegarder le plus d'emplois possibles.

Une disposition bénéfique pour les travailleurs, mais aussi pour les patrons, note l'organisation. En renonçant à supprimer des emplois, les employeurs conservent les compétences nécessaires en vue de la prochaine reprise conjoncturelle, précise-t-elle.

Indemnités plus longues

Alors que les entreprises appliquent actuellement des politiques d'embauche très restrictives, les personnes au chômage peinent à trouver un nouvel emploi. Il faut donc leur offrir un soutien suffisamment prolongé.

Concrètement, l'organisation propose d'augmenter le nombre de jours indémnisés à 520. Aujourd'hui, seuls les travailleurs de plus de 55 ans sont au bénéfice de cette durée. Les personnes plus jeunes ne touchent le chômage que durant 400 jours.

Révision de la LACI

Pour le long terme, Travail.Suisse exige des corrections sur la 4e révision de la loi sur l'assurance chômage (LACI). Le Conseil fédéral recommande une augmentation de 0,2 point de pourcentage du taux de cotisation à 2,2% pour assainir les comptes de l'assurance. Une proposition insuffisante, aux yeux de Travail.Suisse.

Le syndicat préconise le prélèvement de cotisations salariales de 3%. Il juge de plus que des cotisations de 2% supplémentaires doivent être introduites pour les hauts revenus au titre de pourcents de solidarité. (ats)

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