Actualisé 03.08.2011 à 07:55

Négociations salariales

Travail.Suisse veut jusqu'à 3 % de hausse

Pour 2012, il faut que les salaires augmentent de 1,5 à 3%, exige Travail.Suisse.

Travail.Suisse revendique des hausses de salaires de 1,5 à 3% pour 2012, malgré un contexte incertain marqué par l'appréciation du franc. L'organisation faîtière entend toutefois tenir compte de la situation de chaque branche et de chaque entreprise.

Il faut distinguer les entreprises exportatrices, lesquelles doivent composer avec la force du franc, des branches du marché intérieur qui tournent à plein régime, ont indiqué mercredi Travail.Suisse et ses fédérations affiliées.

Pour justifier ses revendications, la centrale syndicale invoque notamment la croissance solide de l'économie helvétique depuis deux ans ainsi que la nécessité de compenser pleinement la perte du pouvoir d'achat suite en particulier aux hausses massives des primes des caisses maladies.

L'organisation souligne également le besoin urgent de rattrapage au vu du bilan modeste des hausses de salaires des dernières années. Elle insiste en outre sur la nécessité de stopper la progression de l'écart salarial entre les rémunérations les plus élevées et les plus basses.

Compromis possibles

Des hausses sont aussi nécessaires pour soutenir la consommation, pilier de la croissance économique, ajoute Travail.Suisse. Le syndicat Syna exige des hausses de salaires de 2 à 3%. Avec une inflation annuelle évaluée à 0,7%, l'augmentation des salaires réels serait comprise entre 1,3 et 2,3%.

De nombreux secteurs, comme le second oeuvre ou les services, ne connaissent pas la crise, selon le syndicat. Concernant l'industrie, les entreprises sont loin d'être toutes affectées par le phénomène du franc fort, fait remarquer Syna.

Le syndicat se dit ouvert aux compromis pour les entreprises particulièrement touchées par le problème de l'euro. Des solutions ne pourront cependant être trouvées que si elles sont prises avec les partenaires sociaux, avertit Syna.

«Elles doivent suivre des règles du jeu claires, garantir les emplois et intégrer des dispositions en cas de hausse du cours de l'euro», exige le syndicat.

(ats)

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