«Travis était fier d'être au Strav', imaginez nous!»
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«Travis était fier d'être au Strav', imaginez nous!»

Le trio pop rock genevois Stevans précédera Deep Purple samedi. Rencontre avec le leader, Yvan Franel.

– 20minutes. Comment se sent-on à la veille de fouler la scène de l'Auditorium Stravinski?

– Yvan Franel. Cette salle est, avec la grande scène du Paléo, le must en Suisse. Si Travis était fier d'y être, imaginez nous! On va tout donner et tenter de montrer qu'on n'a rien à envier à la pop anglaise.

– Jouer en première partie de Deep Purple, ça change quoi?

– C'est un challenge pour nous. Notre public est plus jeune. Si notre single «Monday's Wedding» peut être considéré comme mielleux par les mauvaises langues, on est tout à fait capables d'avoir des couilles et d'être très rock.

– Vainqueurs de nombreux concours, dont l'Under the Sky 2007, vous collectionnez aussi les premières parties. Quel est votre meilleur souvenir ?

– Nous avons joué avec les Rita Mitsouko une semaine avant la mort de Fred Chichin. Dans les loges partagées avec Catherine Ringer flottait un mélange de joie d'après- concert, d'espoir que son mari s'en sorte et de tristesse. On s'est sentis comme des confidents.

– Outre la préparation du concert de demain (n.d.l.r. samedi), qu'est- ce qui occupe vos vies de trentenaires ces jours?

– On est en plein enregistrement d'une démo qui devrait nous permettre de trouver les sous pour produire un

2e album.

– Comment trouve-t-on le courage de faire de la musique en Suisse ?

– Parce qu'on est fier de voir une idée naître dans une chambre, se mêler à un magma d'instruments et de pouvoir entendre dire: «J'ai fait l'amour sur

cette chanson». Juste pour ça. On n'a pas la prétention d'inventer la poudres.

Carole Pantet, Montreux

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