Bienne: Trente mois de prison pour avoir enlevé sa fille
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BienneTrente mois de prison pour avoir enlevé sa fille

Une trentenaire a été condamnée vendredi par le tribunal. Elle avait été aidée financièrement par Pirmin Schwander, élu UDC.

La mère a été condamnée pour enlèvement et séquestration de mineur.

La mère a été condamnée pour enlèvement et séquestration de mineur.

Keystone

Une mère biennoise a été condamnée vendredi à trente mois avec sursis partiel pour enlèvement d'enfant. Il s'agit de la femme que le conseiller national Pirmin Schwander (UDC/SZ) aurait soutenue financièrement.

En octobre 2015, elle n'avait pas ramené sa fille d'un an et demi dans un foyer, comme convenu, mais avait disparu. Avec sa fille, elle avait ensuite passé à Bienne, en Espagne, en Italie et en France, où elle a finalement été arrêtée en juin 2016.

Agée aujourd'hui de 36 ans, la mère a été condamnée pour enlèvement et séquestration de mineur. Dans le cas de la première infraction, la lésée est la fille de la condamnée. Pour la deuxième infraction, c'est l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA) de Bienne. Cette dernière était détentrice du droit de garde de l'enfant.

Vingt-deux mois de la peine privative de liberté sont assortis du sursis, huit sont fermes. Comme la femme a déjà passé ce temps en détention en vue de l'extradition de la France vers la Suisse, en détention préventive et en détention pour motifs de sûreté, elle a pu quitter le Tribunal régional du Jura bernois-Seeland de Bienne en femme libre vendredi.

La procédure s'est faite en mode simplifié: accusation et défense ont trouvé un arrangement négocié, au terme duquel l'accusée reconnaît son délit et accepte une peine modérée.

Enquête contre Pirmin Schwander

Dans cette affaire, une enquête est encore pendante contre le conseiller national UDC Pirmin Schwander. Connu pour ses avis critiques envers l'APEA, le Schwyzois est soupçonné d'avoir aidé la femme à cacher son enfant.

Par l'entremise de l'avocat de la mère, il aurait transmis 7000 francs à celle-ci, alors qu'elle était en fuite à l'étranger. Le conseiller national a indirectement confirmé les faits à la télévision alémanique l'été dernier: «Cette femme avait besoin d'aide», avait-il déclaré. En lui faisant parvenir de l'argent, il s'est possiblement rendu coupable d'un délit.

En octobre dernier, les commissions juridiques du Conseil national et du Conseil des Etats avaient estimé que les faits reprochés n'ont pas de lien direct avec le mandat parlementaire de l'intéressé. Le Ministère public bernois a donc pu engager des poursuites pénales à son encontre. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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