Actualisé 07.11.2008 à 20:53

Haïti

Trente morts dans l'effondrement d'une école

Au moins trente personnes ont perdu la vie dans l'effondrement d'une école vendredi dans un bidonville de la capitale haïtienne Port-au-Prince.

Des dizaines de personnes étaient encore sous les décombres.

«On dénombre déjà 30 morts et il y en a beaucoup d'autres sous les décombres», a indiqué un membre de la force de maintien de la paix de l'ONU, venu prêter main forte aux sauveteurs.

Le commissaire de police Carl Henry Boucher a précisé que plus de 25 personnes avaient été hospitalisées «dans un état très grave».

Pleurs et cris

Les trois étages de l'établissement scolaire se sont effondrés vendredi matin alors que les élèves étaient en classe dans le quartier des Nerettes, près de Port-au-Prince. Une partie des murs et des débris ont écrasé des habitations voisines et au moins cinq maisons se sont effondrées, totalement ou partiellement.

«C'est comme un tremblement de terre», a témoigné le général brésilien Carlos dos Santos Cruz, commandant des forces de l'ONU en Haïti.

Sur place, on entendait beaucoup de pleurs, de cris de détresse provenant des personnes coincées sous les décombres et des parents bouleversés dans l'attente de nouvelles, a constaté l'AFP.

Trop d'enfants

«Les nombreux sauveteurs tentent de calmer les enfants et de les sortir des décombres», a rapporté Michaele Gédéon, présidente de la Croix-Rouge haïtienne. La responsable a ajouté que 700 enfants sont scolarisés dans cette école et qu'il devait y en avoir beaucoup à l'heure où s'est produit l'accident.

L'établissement «La Promesse», sous la direction d'un pasteur, accueille des enfants de 3 à 20 ans en grande majorité issus du bidonville. Coincée entre les maisons du quartier, la construction en dur s'élevait sur deux étages, tandis qu'un troisième était en construction.

«On n'aurait pas dû laisser les gens construire un établissement pour 700 enfants dans ces conditions-là», s'est exclamée une mère de famille sur place.

Très pauvre

Munis de pelles, les sauveteurs de la Croix-Rouge, de la mission de l'ONU, de Médecins sans frontière et de la police haïtienne étaient à pied d'oeuvre pour tenter de sortir les survivants des décombres.

Les routes des environs étaient tellement encombrées par des personnes à la recherche de proches qu'une partie des sauveteurs ont dû être acheminés en hélicoptère.

Le ministre haïtien de la Santé ainsi que la maire de Petion-ville Lydie Parent se sont rendus sur place.

Haïti est le pays le plus pauvre du continent américain. Frappé cette année par quatre tempêtes tropicales et ouragans qui ont fait plus de 800 morts, il manque de matériel de secours perfectionné.

(ats)

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