Actualisé 08.10.2012 à 15:43

France Trente policiers ripoux ont été suspendus

Dix-huit policiers de la brigade anti-criminalité corrompus ont encore été suspendus à Marseille. Au total, trente personnes en uniforme ont été démis de leurs fonctions.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a prononcé la dissolution de l'équipe de jour de la BAC Nord de Marseille.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a prononcé la dissolution de l'équipe de jour de la BAC Nord de Marseille.

Le scandale de corruption dans la police marseillaise a pris une nouvelle dimension lundi. Dix-huit nouvelles suspensions ont été annoncées dans la brigade anti-criminalité (BAC), portant à 30 le total des suspensions dans ce service.

«Dix-huit policiers qui avaient été entendus dans cette affaire hors du régime de la garde à vue ont été suspendus», a indiqué une source proche du dossier. Lundi une source policière avait indiqué que six nouveaux policiers avaient été suspendus, en plus des 12 fonctionnaires suspendus vendredi.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a prononcé vendredi la dissolution de l'équipe de jour de la BAC Nord de Marseille, composée de 70 policiers. Plusieurs d'entre eux sont soupçonnés d'avoir volé et extorqué de l'argent et de la drogue à des dealers.

Sept d'entre eux avaient été écroués et cinq autres placés sous contrôle judiciaire après leur mise en examen (inculpation) vendredi soir.

«Gangrène»

«Les faits pour lesquels ils sont poursuivis sont d'une exceptionnelle gravité». «S'ils sont avérés», ils «portent atteinte à l'honneur et à la probité dont doivent être porteurs celles et ceux qui assurent la sécurité de nos concitoyens», avait déclaré le ministre.

Le procureur de la République, Jacques Dallest, avait évoqué devant la presse une véritable «gangrène» au sein du service de police concerné et «une affaire lourde, loin d'être terminée». «Il est envisageable que d'autres personnes soient impliquées pénalement», avait-il dit.

La procédure administrative prise lundi à l'encontre des 18 fonctionnaires «ne présage en rien de leur culpabilité dans l'affaire en cours», a estimé David-Olivier Reverdy, un représentant du syndicat de policiers Alliance.

«Soit on reproche à ces policiers des éléments trop faibles pour les mettre en cause judiciairement, soit on leur reproche des choses qui n'ont rien à voir avec l'enquête en cours», a-t-il ajouté.

(ats)

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