Actualisé 03.07.2012 à 18:10

Affaire BettencourtTriple perquisition chez Nicolas Sarkozy

Le domicile, le bureau et le cabinet d'avocats de Nicolas Sarkozy à Paris ont été perquisitionnés dans le cadre de l'affaire Bettencourt.

von
cga
Les policiers n'auraient rien saisi lors des perquisitions.

Les policiers n'auraient rien saisi lors des perquisitions.

La Justice passe à l'offensive contre Nicolas Sarkozy dans le cadre de l'affaire Bettencourt. Mardi matin, des perquisitions ont été effectuées au domicile parisien de Carla Bruni, situé Villa Montmorency mais aussi au cabinet d'avocats de l'ancien président et à son bureau, selon la radio France Inter.

Une dizaine de policiers accompagnaient le juge d'instruction Jean-Michel Gentil, selon une source proche de l'enquête.

En famille au Canada

Le juge s'intéresse à un éventuel financement politique illicite de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Ce dernier est parti lundi en famille au Canada, selon son avocat, Me Thierry Herzog. Le site du quotidien «Le Monde» a également évoqué une perquisition au cabinet d'avocats, dont Nicolas Sarkozy est associé, ce qui n'a pas été confirmé par les sources proches de l'enquête.

«Ces perquisitions, alors qu'avaient été envoyés à ce magistrat, depuis quinze jours, tous les éléments nécessaires, se révèleront être, ce qu'on peut en attendre, des actes inutiles», a déclaré M. Herzog. Les documents démontrent selon lui «l'impossibilité absolue de prétendus rendez-vous secrets avec Mme Liliane Bettencourt», l'héritière du groupe L'Oréal, selon Me Herzog.

Abus de faiblesse

Me Herzog précise avoir, dans ce courrier, informé le juge «que la totalité des déplacements et des lieux, où s'était rendu M. Nicolas Sarkozy durant l'année 2007, l'avait été sous le contrôle des fonctionnaires de police chargés d'assurer sa sécurité». Il explique avoir de nouveau écrit au magistrat mardi pour lui donner l'identité de ces policiers «afin qu'ils puissent certifier qu'il n'y a eu qu'un seul rendez-vous le 24 février 2007, à son domicile, avec M. André Bettencourt», époux défunt de Liliane Bettencourt.

L'affaire Bettencourt, partie d'un différend familial entre la milliardaire et sa fille sur des soupçons d'abus de faiblesse, avait débordé sur le terrain politique et conduit au départ de l'ancien ministre du Travail de M. Sarkozy, Eric Woerth, pour des soupçons de conflits d'intérêts et de financement illégal de campagnes électorales. (cga/afp)

Financement campagne Sarkozy: le Libyen Mahmoudi «ne confirme ni ne dément»

L'ex-Premier ministre libyen Baghdadi al-Mahmoudi a affirmé mardi qu'il ne confirmait, ni ne démentait le financement par le régime de l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi de la campagne électorale de l'ex-président français Nicolas Sarkozy en 2007. «Kadhafi est parti, Sarkozy est parti. L'affaire est maintenant devant la justice française. Je ne peux rien dire. Je ne confirme pas et je ne démens pas», a-t-il dit à des journalistes dans sa prison à Tripoli au cours d'une visite organisée par les autorités. Il s'agit de la première déclaration de M. Mahmoudi à ce sujet après les propos rapportés par son avocat début mai à Tunis, avant son extradition controversée la semaine dernière à Tripoli. «Mouammar Kadhafi, son régime et les responsables qui travaillaient avec lui ont financé la campagne électorale de Sarkozy en 2007», avait déclaré le 3 mai, au nom de M. Mahmoudi, son avocat tunisien Me Bechir Essid, en évoquant quelque 50 millions d'euros. Selon cet avocat, l'ex-Premier ministre libyen avait déclaré que «le marché a été conclu par Moussa Koussa (ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye) sur instruction de Kadhafi et assuré que des documents attestant de la transaction existent».

Les premières accusations de ce type avaient été lancées en mars 2011 par le fils du colonel Kadhafi, Seif Al-Islam.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!