Libye - droits humains: Tripoli accuse l'OTAN de cannibalisme

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Libye - droits humainsTripoli accuse l'OTAN de cannibalisme

Les autorités libyenne ont accusé, jeudi à Genève, les pays de l'OTAN de commettre des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et de se livrer au cannibalisme.

Les autorités de Tripoli ont accusé jeudi à Genève les pays de l'OTAN de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité en Libye.

Lors d'un débat au Conseil des droits de l'homme, le représentant libyen a demandé une enquête sur ces crimes.

Un représentant du ministère libyen des Affaires étrangères, Moustafa Shaban, a dénoncé des «violations massives des droits de l'homme» commises par les rebelles et les pays de l'OTAN en Libye. Il a rejeté les conclusions de la commission d'enquête internationale mandatée par le Conseil qui accuse Tripoli d'avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité depuis le mois de février.

Selon le représentant de Tripoli, les pays de l'OTAN ont attaqué des cibles civiles et religieuses et utilisent des «mercenaires américains et étrangers». Il a souhaité que l'ONU enquête sur ces attaques et a annoncé «une plainte officielle».

Cannibalisme

«Les villes aux mains des bandes armées sont victimes de terribles violations des droits de l'homme et de crimes abominables», a affirmé Moustafa Shaban. «A Misrata, des bandes de Libyens et des étrangers qui ont été arrêtés ont avoué avoir tranché la gorge et les seins de femmes et même d'avoir commis des actes de cannibalisme», a-t-il dit, sans être interrompu par le président du Conseil.

Plusieurs Etats s'étaient opposés depuis lundi à ce que le régime de Kadhafi puisse s'exprimer devant l'organe onusien, au lieu du Conseil national de transition (CNT). Selon le compromis élaboré la veille, la Jordanie a permis aux représentants pro-rebelles de s'exprimer en leur donnant son temps de parole. L'ONU estime que le régime de Tripoli est toujours le gouvernement légal en Libye.

Plusieurs délégations, notamment européennes, mais aussi arabes, ont dénoncé l'absence de légitimité de la délégation de Tripoli. Une majorité de pays ont demandé que le mandat de la commission d'enquête internationale de l'ONU, présidée par l'Egyptien Cherif Bassiouni, soit prolongée pour qu'elle puisse continuer d'enquêter sur les suites du conflit.

(ats)

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