Actualisé 26.10.2009 à 14:52

Lybie

Tripoli rancunière après l'affaire des infirmières bulgares

La Libye du colonel Kadhafi a annoncé le gel de sa coopération avec l'UNESCO à la suite de l'élection de la Bulgare Irina Bokova comme directrice générale.

Elle justifie cette mesure par l'attitude de Sofia dans l'affaire des infirmières bulgares.

La délégation libyenne auprès de l'UNESCO «condamne et désapprouve» le choix d'Irina Bokova pour diriger l'agence de l'ONU, dans un communiqué parvenu lundi à l'ATS. Elle affirme que la Libye «ne sera pas heureuse d'être membre d'une organisation dirigée par un représentant de la Bulgarie».

Tripoli annonce son intention de geler ses programmes de coopération avec l'UNESCO ainsi que le retrait de la candidature de la Libye au bureau exécutif et à tous les autres comités de l'organisation.

La déclaration explique cette prise de position par «la violation des conventions internationales sur les échanges de prisonniers» commise par la Bulgarie «lors de la libération des infirmières bulgares condamnées à la prison à vie dans l'affaire de l'inoculation du virus du sida à 450 enfants libyens».

Election entérinée

L'élection d'Irina Bokova a été entérinée le 15 octobre par la conférence générale de l'UNESCO. Cent soixante-six délégués sur 193 ont voté pour la Bulgare et sept contre lors d'un scrutin à bulletins secrets. Elle avait été élue le 22 septembre par le Conseil exécutif (58 pays) face à Farouk Hosni, ministre égyptien de la culture.

Incarcérées en 1999, les cinq infirmières et un médecin bulgares ont été libérés en juillet 2007 grâce à l'intervention de Cecilia Sarkozy, l'ex-femme du président français, après huit ans de prison dans les geôles libyennes. Elles avaient été condamnées à mort en 2004.

(ats)

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