Zurich: Trois agresseurs du Züri-Fäscht arrêtés
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ZurichTrois agresseurs du Züri-Fäscht arrêtés

Le 6 juillet dernier, Alexander* était grièvement blessé par un groupe d'inconnus lors de la fête zurichoise. Trois auteurs présumés ont été interpellés.

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wed/dmz

Le jeune Thurgovien de 25 ans avait été attaqué sans fondement par 10 à 15 Tamouls, devant la Brasserie Schiller, au centre de Zurich. Après l'avoir roué de coups, ses agresseurs lui ont fait une entaille de 20 centimètres dans le cou, qui aurait pu lui coûter la vie. Pour aider la police dans son enquête, le jeune homme avait offert une récompense de 20'000 francs. Rapidement, les soupçons se sont portés vers le «gang des serpents», composé d'une trentaine de Tamouls et actif depuis quelques années dans le quartier de la Langstrasse.

Peu après les faits, Raagithan*, un jeune homme de 23 ans, avait raconté à «20 Minuten», la violence de ce gang. «Il y a cinq ans, j'ai eu affaire à eux. Ils m'ont frappé à la tête avec une batte de baseball.» Ils avaient tapé tellement fort que l'arme s'était brisée en deux.

Un médiateur du centre culturel tamoul de Zurich, Rajan Rajakumar, avait confirmé la possibilité que les «serpents» soient les auteurs. Après une période d'accalmie entre 2011 et mi-2013, le gang a recommencé à terroriser le quartier, après que son chef a été libéré de prison. Il avait été arrêté après l'agression de plusieurs membres de la communauté tamoule. En effet, les «serpents» s'en prennent en principe essentiellement à leurs compatriotes.

«20 Minuten», qui cite une source proche du dossier, annonce jeudi que trois personnes ont été arrêtées dans les cantons de Zurich, Berne et Argovie, dont l'auteur principal présumé. La procureure Françoise Stadelmann a confirmé les interpellations. Elle s'est bornée à dire que les auditions sont en cours et n'a pas voulu dire si la récompense offerte avait contribué aux arrestations, ni si les trois personnes arrêtées étaient des Tamouls, membres des «serpents». Mais la source de nos confrères va dans ce sens.

Contacté, Alexander est convaincu que les 20'000 francs promis ont aidé. Il espère que ses agresseurs seront punis de manière «juste et sévère, afin qu'ils ne recommencent jamais».

* Prénoms d'emprunt.

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