Actualisé 15.01.2016 à 08:59

Indonésie

Trois arrestations pour les attentats de Jakarta

Sept personnes, dont cinq assaillants, ont été tuées après trois heures de siège et de nombreuses explosions.

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Soupçonné d'être le cerveau des attentats de Jakarta en 2016, un prédicateur islamiste sympathisant de l'EI est jugé depuis jeudi par la justice indonésienne. (Jeudi 15 février 2018)

Soupçonné d'être le cerveau des attentats de Jakarta en 2016, un prédicateur islamiste sympathisant de l'EI est jugé depuis jeudi par la justice indonésienne. (Jeudi 15 février 2018)

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Le chef de la police a confirmé qu'Afif était l'assaillant portant un blue jean, un tee-shirt noir et une casquette noire, se préparant à lever son arme sur un cliché qui s'est répandu comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux indonésiens. (16 janvier 2016)

Le chef de la police a confirmé qu'Afif était l'assaillant portant un blue jean, un tee-shirt noir et une casquette noire, se préparant à lever son arme sur un cliché qui s'est répandu comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux indonésiens. (16 janvier 2016)

AFP
Au moins quatre personnes ont été tuées dans des explosions  à Jakarta et des coups de feu ont été entendus à l'extérieur d'un café à l'approche de policiers armés. (Jeudi 14 janvier 2016).

Au moins quatre personnes ont été tuées dans des explosions à Jakarta et des coups de feu ont été entendus à l'extérieur d'un café à l'approche de policiers armés. (Jeudi 14 janvier 2016).

Keystone

Trois suspects ont été arrêtés vendredi en Indonésie au lendemain des attentats qui ont fait sept morts, dont cinq assaillants à Jakarta. Des perquisitions étaient par ailleurs en cours à Java et sur d'autres îles.

Le ministre de la Sécurité, Luhut Pandjaitan, a confirmé les informations de la presse annonçant l'arrestation de trois personnes à Depok, dans la banlieue sud de Jakarta. Selon la chaîne de télévision Metro, qui cite le chef de la police locale, les suspects ne sont pas liés à l'attentat de jeudi. Il s'agit d'un artificier, d'un expert des armes à feu et d'un prédicateur, précise-t-elle.

«En ce moment même, nous agissons à Java et ailleurs parce que nous avons capturé et identifié plusieurs membres de leur groupe», a annoncé Anton Charliyan, porte-parole de la police nationale, sans plus de précisions.

Alerte maximale

«La police nationale est à son plus haut niveau d'alerte, en particulier dans les zones considérées comme des cibles pour des actes terroristes, tels des postes de police, des bâtiments publics, des ambassades, avec le soutien de l'armée», a déclaré Anton Charliyan.

Le chef de la police de Jakarta, Tito Karnavian, avait auparavant plaidé pour un renforcement des moyens de protection face à la menace croissante des djihadistes de l'Etat islamique (EI) et de la collaboration avec les pays voisins pour les combattre.

«Nous devons prêter une très grande attention à la montée de l'EIIL», a-t-il dit en utilisant le précédent acronyme de l'EI. Selon lui, le bilan humain peu élevé des attaques ne doit pas empêcher les autorités indonésiennes de tirer les leçons de cette première opération revendiquée par l'EI sur leur territoire.

«Nous devons améliorer nos moyens de réponse et nos mesures préventives, y compris en adoptant une loi pour les arrêter... et nous espérons que nos homologues dans d'autres pays peuvent collaborer parce qu'il ne s'agit pas d'un terrorisme local mais d'un réseau international», a-t-il ajouté.

Attaque pilotée depuis la Syrie

Les experts s'accordent à souligner le risque représenté par la radicalisation de jeunes musulmans s'inspirant de l'EI, même si le bilan peu élevé de jeudi et les armes rudimentaires utilisées par les assaillants traduisent le côté «amateur» de cette attaque.

Tito Karnavian a confirmé que l'attaque avait été menée par des sympathisants de l'EI et probablement pilotée depuis Raqa, le bastion de l'organisation djihadiste en Syrie, par un extrémiste indonésien, Bahrun Naim.

Le mode opératoire utilisé par les assaillants reproduit celui des attentats de Paris en novembre, dont Bahrun Naim avait à l'époque souligné sur son blog l'efficacité.

Menace qui vient de loin

La menace djihadiste pesant sur le plus grand pays musulman du monde vient cependant de bien plus loin et puise notamment ses racines dans les attentats de 2002 à Bali (202 morts) et de 2003 et 2009 contre des grands hôtels de Jakarta.

En décembre, les forces de sécurité avaient d'ailleurs mené une série d'opérations antiterroristes à Java, la principale île de l'archipel. Selon les autorités, ces opérations avaient abouti à l'interpellation de neuf partisans de l'EI, qui avaient reçu des fonds en provenance de Syrie, et permis de déjouer plusieurs projets d'attentats.

Les autorités de Jakarta avaient également dit être sur la trace de Santoso, premier islamiste indonésien à avoir prêté publiquement allégeance à l'EI, qui se cacherait dans la jungle reculée des Célèbes.

Le gouvernement de Jakarta estime qu'il y a plus d'un millier de partisans de l'EI aujourd'hui en Indonésie. A l'image des djihadistes européens, entre 100 et 300 d'entre eux auraient séjourné en Syrie. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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