Actualisé 13.07.2016 à 09:54

Italie

Trois enquêtes ouvertes après la collision de trains

Le dernier bilan fait état de 25 morts et une cinquantaine de blessés. Une partie d'un véhicule avait été construite en Thurgovie.

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Des funérailles solennelles pour 13 des 23 victimes de la collision de deux trains mardi dans le sud de l'Italie ont eu lieu samedi à Andria à proximité du lieu de l'accident. (Samedi 16 juillet 2016)

Des funérailles solennelles pour 13 des 23 victimes de la collision de deux trains mardi dans le sud de l'Italie ont eu lieu samedi à Andria à proximité du lieu de l'accident. (Samedi 16 juillet 2016)

Keystone
Le chef de l'une des deux gares entre lesquelles s'est produit l'accident ferroviaire ayant fait 23 morts dans le sud de l'Italie a reconnu son erreur. Il a admis avoir fait partir le train de la collision, rapportent jeudi les médias. (Jeudi 14 juillet 2016)

Le chef de l'une des deux gares entre lesquelles s'est produit l'accident ferroviaire ayant fait 23 morts dans le sud de l'Italie a reconnu son erreur. Il a admis avoir fait partir le train de la collision, rapportent jeudi les médias. (Jeudi 14 juillet 2016)

Reuters
La vétusté des trains est pointée du doigt, après l'accident qui a coûté la vie à 27 personnes, mardi, dans une collision entre deux trains, dans les Pouilles, en Italie. (Mercredi 13 juillet 2016)

La vétusté des trains est pointée du doigt, après l'accident qui a coûté la vie à 27 personnes, mardi, dans une collision entre deux trains, dans les Pouilles, en Italie. (Mercredi 13 juillet 2016)

kein Anbieter/AP

La collision de deux trains circulant sur la même voie mardi dans les Pouilles (sud) a fait au moins 25 morts, deux disparus et une cinquantaine de blessés, selon un nouveau bilan mercredi de la Protection civile. Une partie d'un train avait été fabriquée en Suisse.

«Nous avons 25 morts confirmés et deux personnes dont les restes n'ont pas été trouvés. Il y a 50 blessés», a indiqué la salle opérationnelle de la protection civile située à Bari, le chef-lieu de cette région.

«Nous ne pouvons pas exclure qu'il y ait d'autres personnes dans les débris. C'est un travail très lent», a précisé Luca Cari, porte-parole des pompiers.

Les pompiers ont travaillé toute la nuit avec les autres secouristes pour dégager les amas de tôle et au cours de ces opérations les chiens ont détecté des restes humains. Selon les médias, il pourrait s'agir du second machiniste, le premier ayant déjà été retrouvé mort.

Trois enquêtes ouvertes

Pour comprendre le drame, trois enquêtes ont été ouvertes: une de la justice, une du ministère des Transports et une de la société des chemins de fer, Ferrotramviaria, qui exploite la ligne.

Le ministre des Transports Graziano Delrio se présentera mercredi en milieu de journée devant le Sénat puis devant la Chambre des députés pour informer les élus italiens sur ce drame.

Fabrication thurgovienne

«Nous avons mis à disposition des autorités judiciaires tous les registres des communications entre les gares. Nous avons toutes les informations, mais maintenant elles doivent être analysées», a déclaré le directeur général de Ferrotramvia Massimo Nitti lors d'une interview à une télévision locale, TeleNorba.

Mardi, l'on a appris que la composition de l'un des trains a été fabriquée par l'entreprise thurgovienne Stadler Rail, comme l'a précisé sa porte-parole Marina Winder lors de l'émission de la télévision alémanique SRF «10vor10».

Beaucoup de jeunes

A l'hôpital de Bari, les familles ont commencé à identifier les corps de leurs proches.

«Il y a beaucoup de jeunes parmi les victimes, nous essayons de nous mettre dans la peau de ces personnes qui cherchent à comprendre si leurs proches sont parmi les victimes. Ce n'est pas facile pour nous non plus», a déclaré à la presse Maria Storelli, une des psychologues mobilisés pour soutenir les familles.

Collision frontale

L'accident s'est produit mardi lors d'une collision frontale entre deux convois composés de quatre voitures chacun, qui se trouvaient sur la même ligne ferroviaire locale. Les deux trains roulaient à grande vitesse quand la collision s'est produite.

Le tronçon entre Corato, situé à mi-chemin entre les deux villes, et Andria, à une dizaine de km en direction de Barletta, est constitué d'une voie unique. Un convoi ne peut s'y engager que si les chefs des gares de ces deux villes se mettent téléphoniquement d'accord pour laisser passer un train dans une direction ou dans l'autre.

Le Sud déjà touché en 2012

Le dernier accident ayant fait un nombre très élevé de victimes en Italie remonte à juillet 2013, avec la chute d'un car dans un ravin qui avait tué 38 personnes.

La dernière collision ferroviaire date du 24 novembre 2012, lorsqu'un train régional en Calabre (sud) était entré en collision avec une voiture qui transportait des travailleurs roumains, faisant six morts. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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