Fukushima: Trois ex-dirigeants de Tepco jugés
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FukushimaTrois ex-dirigeants de Tepco jugés

Trois anciens directeurs sont accusés de négligences professionnelles lors la catastrophe nucléaire à Fukushima en mars 2011.

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L'autorité japonaise de régulation nucléaire a estimé techniquement conformes aux nouvelles normes deux réacteurs nucléaires de la compagnie Tepco, une première pour cet opérateur considéré comme responsable de l'accident de Fukushima. (4 octobre 2017)

L'autorité japonaise de régulation nucléaire a estimé techniquement conformes aux nouvelles normes deux réacteurs nucléaires de la compagnie Tepco, une première pour cet opérateur considéré comme responsable de l'accident de Fukushima. (4 octobre 2017)

Keystone/archive/photo d'illustration
L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima, au nord-est du Japon, a commencé mardi à geler le dernier tronçon d'un mur de glace souterrain de 1,5 km. Il est destiné à empêcher la contamination radioactive des flux d'eau. (Mardi 22 août 2017)

L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima, au nord-est du Japon, a commencé mardi à geler le dernier tronçon d'un mur de glace souterrain de 1,5 km. Il est destiné à empêcher la contamination radioactive des flux d'eau. (Mardi 22 août 2017)

AFP
Une bombe datant de la 2e Guerre mondiale a été retrouvée à environ mille mètres des réacteurs 2 et 3 (ici à l'image) de la centrale de Fukushima. L'engin a été découvert à l'occasion du chantier d'un parking. (Jeudi 10 août 2017)

Une bombe datant de la 2e Guerre mondiale a été retrouvée à environ mille mètres des réacteurs 2 et 3 (ici à l'image) de la centrale de Fukushima. L'engin a été découvert à l'occasion du chantier d'un parking. (Jeudi 10 août 2017)

AFP

L'ex-président du conseil d'administration du groupe Tokyo Electric Power (Tepco) au moment du drame, âgé de 75 ans, ainsi que deux vice-PDG , 65 et 69 ans, sont poursuivis pour négligence professionnelle ayant entraîné des décès et blessures, a-t-on appris auprès des avocats des plaignants.

«C'est la première fois que la justice va devoir se prononcer sur la culpabilité de quelqu'un dans la survenue de l'accident nucléaire de Fukushima», a souligné la chaîne de télévision publique NHK.

Cette étape intervient après une décision prise en juillet par un panel spécial de citoyens, selon une procédure complexe qui a duré des mois. Les trois ex-dirigeants sont accusés de ne pas avoir pris les dispositions qui auraient permis d'éviter les dégâts causés aux installations par le tsunami ainsi que les avaries en chaîne qui ont suivi.

Soulagement

Les citoyens considèrent les trois dirigeants de Tepco comme responsables de la mort de 44 malades âgés évacués d'un hôpital de Futaba, près de la centrale, dans des conditions déplorables, ainsi que des blessures causées à 13 autres personnes.

Un précédent avis de la justice nippone avait estimé, en janvier 2015, «que les preuves n'étaient pas suffisantes pour conclure que les trois personnes visées auraient pu prévoir ou éviter» l'accident. Mais les plaignants ont finalement eu gain de cause après une bataille judiciaire de longue haleine.

La présidente d'une association citoyenne qui a oeuvré pour aboutir à ce procès à venir a évoqué lundi en conférence de presse à Tokyo «le soulagement d'en arriver enfin à la possibilité de questionner la responsabilité pénale pour un accident nucléaire à l'origine d'un désastre qui empêche des dizaines de milliers d'évacués de retourner chez eux».

Etablir la vérité

«Le rôle de l'Etat doit aussi être questionné, de même que celui de l'autorité de régulation nucléaire à l'époque», estime l'avocat Yuichi Kaido qui pense que le procès permettra d'établir des vérités dans une «affaire de camouflages».

Officiellement, personne n'est mort du fait des radiations dégagées de la centrale de Fukushima. Mais les autorités reconnaissent elles-mêmes que plusieurs centaines de riverains de la côte Pacifique et/ou des installations nucléaires sont décédés ultérieurement des suites de la triple catastrophe.

Non coupables

Cinq ans après le drame, et alors que Tepco vient d'avouer en avoir minimisé la gravité dans les premiers jours, les trois ex-responsables de la compagnie vont plaider non coupables, selon la chaîne NHK, chacun avec des arguments censés écarter leur connaissance préalable des risques de survenue d'un tsunami de l'ampleur de celui du 11 mars 2011.

Le procès des trois personnalités renvoyées devant les juges risque d'être long et pourrait ne débuter qu'en 2017, compte tenu du nombre de documents à réunir.

Réacteur à l'arrêt

Par ailleurs, un réacteur nucléaire de l'ouest du Japon, relancé vendredi dernier, s'est soudainement arrêté lundi à cause d'un problème technique, a annoncé la compagnie exploitante Kansai Electric Power. Une alarme a retenti et l'unité Takahama 4 s'est stoppée un peu après 14h locales (6h en Suisse), a expliqué un porte-parole. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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