Actualisé 13.03.2013 à 22:54

GenèveTrois gardiens de prison agressés

Trois détenus ont pris à partie des employés de Champ-Dollon samedi pour un manque de boisson. Le syndicat des matons s'inquiète.

de
rle/ats

L'heure du déjeuner a été mouvementée samedi à Champ-Dollon. Selon la «Tribune de Genève», trois détenus ont donné des coups à deux gardiens de prison. Coups de tête et de poings sont à déplorer. Un troisième maton a été blessé au doigt en intervenant.

Une frustration qui dégénère

En cause: une frustration liée à un manque de boisson, selon la direction de l'établissement. Résultat: les trois prisonniers ont été placés en cellule forte pendant dix jours. Leurs actes ont aussi été dénoncés à la justice.

Cet épisode inquiète grandement le syndicat des gardiens. Pour lui, il s'agit de la suite logique de l'augmentation de la surpopulation carcérale. Dimanche, Champ-Dollon atteignait un nouveau record avec 785 détenus pour 376 places.

Actions de protestation à venir

Une assemblée générale extraordinaire du syndicat se tiendra cette semaine. Des actions de protestation pourraient suivre. Le département de la sécurité indique, lui, avoir répondu au syndicat il y a deux semaines sans avoir reçu de nouvelles depuis.

Débrayage

Avec 787 détenus mercredi matin pour 376 places, les conditions de travail à Champ-Dollon (GE) se dégradent, estime l'Union du personnel du corps de police (UPCP). Réunie mercredi soir en assemblée générale extraordinaire, la section prison du syndicat a voté le débrayage.

«Cette action syndicale très symbolique d'une demi-heure aura lieu dans dix jours au plus tard, le temps d'envoyer notre résolution au Conseil d'Etat», a indiqué à l'ats le président de l'UPCP Christian Antonietti. Cette grève est une première, selon lui. Et de préciser que la participation à l'assemblée était très élevée, avec 180 gardiens présents.

Tandis que les gardiens se mettront à l'arrêt à l'intérieur de l'établissement pénitentiaire, une manifestation aura lieu à l'extérieur de l'établissement pénitentiaire. «Il n'y aura pas de péjoration de la qualité des prestations pour les détenus», a souligné M. Antonietti.

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