Chine: Trois hommes tentent de s'immoler par le feu
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ChineTrois hommes tentent de s'immoler par le feu

Trois hommes ont tenté mercredi de s'immoler par le feu dans le centre de Pékin, près de la place Tiananmen.

Deux d'entre eux ont été hospitalisés, mais leur vie n'est pas en danger, a déclaré la police. Les raisons exactes de leur geste ne sont pas encore connues.

Selon les autorités, les trois hommes étaient des pétitionnaires venus de province pour protester contre une injustice. Le détail de leur plainte n'a pas été communiqué.

Le système des pétitions, hérité de l'époque impériale, permet aux provinciaux de s'adresser au "centre" et de se rendre à Pékin auprès d'une administration spéciale s'ils s'estiment victimes d'injustices.

Minorité ouïghoure

Selon plusieurs sources citées par l'agence Reuters, l'un des trois hommes serait un membre de la minorité ouïghoure, une communauté musulmane qui vit dans le Xinjiang, région du nord-ouest de la Chine.

Les trois hommes ont mis le feu peu avant 15h00 locales au véhicule dans lequel ils se trouvaient au croisement de la grande artère commerçante et très fréquentée de Wangfujing et de l'avenue Chang'an, qui traverse la capitale d'est en ouest, selon l'agence Chine nouvelle.

Tiananmen est le coeur historique du pouvoir en Chine et souvent le théâtre d'actes de protestations politiques. En 2005, un homme avait tenté de s'immoler par le feu dans le quartier de Wangfujing, qui se trouve à environ un km de la place Tiananmen, apparemment pour attirer l'attention sur un conflit de propriété.

Cette artère, en partie piétonne, que les Chinois comparent volontiers aux Champs Elysées à Paris, est le temple du commerce de la Chine de l'ouverture et comprend de nombreuses boutiques de vêtements et de produits de luxe, qui attirent chaque année des millions de touristes chinois comme étrangers.

L'an dernier, un Chinois s'était immolé par le feu sur le Bund de Shanghai, le grand boulevard très fréquenté qui longe le fleuve Huangpu.

Fête de la communauté tibétaine

Ces événements de mercredi interviennent alors que la communauté tibétaine fête le Nouvel An, près d'un an après les émeutes de Lhassa et des provinces voisines de la région autonome.

Les festivités coïncident, qui plus est, avec le 50e anniversaire de la fuite du dalaï-lama, qui vit en exil en Inde depuis le soulèvement avorté de 1959 contre la souveraineté chinoise. (ats)

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