Genève: Trois lignes de bus vont être supprimées en ville
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GenèveTrois lignes de bus vont être supprimées en ville

Sur fond de crise avec l'Etat, la Ville renonce à financer certains transports publics au centre-ville.

par
Giancarlo Mariani

La nouvelle soulève déjà des vagues. Dès le 1er janvier 2010, les lignes 32, 35 et 36 des transports publics (TPG), disparaîtront faute de subventions. Les trois lignes sont financées par la Ville, l'Etat et les Hôpitaux universitaires (HUG) à hauteur de 800 000 fr.

«La convention tripartite a en effet été dénoncée fin juin», a confirmé mercredi le maire de la Ville, Rémy Pagani. «Ces trois lignes vont donc vraisemblablement disparaître», a-t-il regretté. Moins d'états d'âme du côté des HUG. «A chacun sa mission. L'hôpital doit soigner, les TPG transporter», a ainsi résumé son directeur général, Bernard Gruson. «Il s'agit essentiellement d'un nouveau bras de fer entre la Ville et le canton», avance en coulisses un fonctionnaire proche du dossier. «L'idée n'est pas de renoncer définitivement à ces prestations mais de faire en sorte qu'elles soient absorbées par l'Etat», explique-t-il.

«Sans les contributions de la Ville et des HUG, nous sommes obligés de supprimer ce service», clarifie de son côté Yves Delacrétaz, directeur général de la mobilité au Département du territoire. «Les choses pourraient cependant se renégocier pour la période 2011 à 2014.»

En attendant, ces suppressions vont surtout pénaliser les patients de l'hôpital et de la maternité ainsi que les habitants de la Vieille-Ville, de Plainpalais et de la Jonction.

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