Actualisé 14.06.2020 à 20:36

VaudTrois mille Vaudoises mobilisées pour la grève des femmes

Des rassemblements ont eu lieu à Lausanne, mais aussi à Nyon, Vevey et Renens. À Lausanne, un cortège spontané et non autorisé s’est formé après la manifestation.

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Une quinzaine de femmes seins nus ont manifesté dimanche en fin de matinée au-dessus de la place de l'Europe à Lausanne.

Une quinzaine de femmes seins nus ont manifesté dimanche en fin de matinée au-dessus de la place de l'Europe à Lausanne.

Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT
Après le rassemblement, un cortège spontané s’est formé dans l’après-midi sur l’avenue du Théâtre.

Après le rassemblement, un cortège spontané s’est formé dans l’après-midi sur l’avenue du Théâtre.

RMF
Vers minuit déjà, avec quelque 300 personnes étaient réunies à Lausanne sur la place St-François rebaptisée SaintE FrançoisE

Vers minuit déjà, avec quelque 300 personnes étaient réunies à Lausanne sur la place St-François rebaptisée SaintE FrançoisE

KEYSTONE/Jean-Christophe Bott

Quelque 4000 femmes ont manifesté dimanche à Lausanne, Nyon, Vevey et Renens à l'occasion de la grève féministe. Après un très timide démarrage à mi-journée dans la capitale vaudoise, la foule a afflué dans l'après-midi pour l'action simultanée de 15h24.

Après un lancement de la journée vers minuit déjà à Lausanne, avec quelque 300 personnes réunies sur la place St-François rebaptisée SaintE FrançoisE pour l'occasion, la grève s'est poursuivie dès 11h00 avec une action autour de la place de l'Europe. Plusieurs banderoles ont été déroulées sur le Grand-Pont ainsi que sur deux passerelles au-dessus de la place.

L’action a été lancée avec le déploiement d’une banderole depuis le Grand-Pont

Video: ATS/Keystone

Les messages inscrits ont mélangé à la fois des slogans féministes, proclimatiques et antiracistes. Une centaine de personnes ont participé à ce rassemblement, dont une quinzaine de femmes seins nus sur une des passerelles. Les gens ont entonné à plusieurs reprises «Solidarité avec les femmes du monde entier».

Trois lieux, trois thèmes

La grève s'est poursuivie ensuite dans trois endroits de la ville dès midi. Des actions et des prises de parole collective ont eu lieu avec des thématiques différentes: travailleuses en première ligne durant la crise du coronavirus à la Sallaz, violences raciales et afroféminisme à la Riponne et travail dans le domaine soignant et éducatif à Ouchy.

A la mi-journée, près de 500 personnes étaient réunies entre ces trois lieux, dont environ 300 à la Riponne. Si la couleur violette était bien visible, elle n'était pas aussi généralisée et compacte qu'il y a une année.

Tonus retrouvé à 15h24

La grève féministe a véritablement retrouvé toutes ses couleurs dans le courant de l'après-midi pour le point d'orgue de la journée à 15h24, heure symbolique à partir de laquelle les femmes ne sont plus payées en comparaison avec le salaire des hommes. Entre 1500 et 2000 personnes se sont retrouvées à la Riponne et un peu plus de 200 tant à la Sallaz qu'à Ouchy au bord du lac, selon Keystone-ATS.

Vers 16 h, un cortège s'est créé en direction de Saint François, la gare et la Place de Milan. La Police municipale indique qu'aucune autorisation n'a été demandée ni délivrée, mais que vu le nombre, il a été décidé de ne pas intervenir et de stopper le trafic. Dans les voitures prises au piège par le cortège, la patience était de mise, et quelques klaxons de soutien ont été entendus. «La marche se déroule dans le calme et aucun débordement, dégât matériel ou violence n'est à signaler», a ajouté Jean-Philippe Pittet, porte-parole.

La journée dans la capitale vaudoise s'est terminée avec une «Purple critical mass» à vélo, entre cris et chansons, perturbant passablement le trafic dans le centre-ville.

Quatre personnes interpellées

La police municipale de Lausanne a procédé à des interpellations en fin d’après-midi. Après avoir silloné le centre-ville, les quelques 200 cyclistes de la «Purple critical mass» ont pédalé jusqu’à la Maladière, où ils sont arrivés vers 17 heures. Ils ont alors bloqué la circulation en tournant en boucle dans le giratoire.

Quatre personnes qui refusaient de libérer la chaussée ont été interpellées et seront dénoncées, affirme la police dans un communiqué. Des contrôles d’identité ont été effectués auprès d’une vingtaine d’autres manifestants sur place.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une action «surprise» s'était aussi déroulée au Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA). Peu après minuit, le groupe culture des grévistes féministes vaudois a projeté des slogans sur les façades du musée, près de la gare. Cette action était centrée sur «les discriminations racistes et sexistes toujours présentes dans les milieux culturels».

La grève féministe s'est également distinguée dimanche à Nyon et Vevey ainsi que samedi à Renens, rassemblant au total plusieurs centaines de personnes, dont 400 rien que sur la place du Marché veveysanne, selon une organisatrice.

(ATS/RMF/GMA)

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201 commentaires
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Le masque

15.06.2020 à 22:51

Ha ces pauvres femmes , quant je pense qu'elles ont défilé et n'étaients pas au courant que le Virus est toujours là . C'est pas gentil de ne leur pas avoir dit . Des gens si intelligents . C'est comme la manif des Racistes , des vélos et des Climatiques , pourquoi les avoir laissés dans une telle ignorance ?

Aristide Bonbo

15.06.2020 à 17:57

À Genève c’était la grève des ados et des enfants, encadrée par quelques gauchos, qui ne sont peut-être que leurs profs...

Christophe

15.06.2020 à 12:37

Les commentaires sont ÉPIQUES, comme d’habitude. Un grand manque de culture et d’ouverture, c’est navrant, car l’événement de dimanche ne l’était pas, lui. Créativité, revendications, militantisme étaient au rendez-vous. Le combat continue !