Actualisé 13.02.2009 à 18:22

Violences conjugales

Trois mois ferme pour Joey Starr

Le chanteur de rap Didier Morville, alias Joey Starr, a été condamné vendredi à trois mois de prison ferme et 2.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Paris pour des coups portés à son ancienne compagne.

Dans l'après-midi, le ministère public avait requis une peine de 4 à 6 mois, en partie assortie du sursis.

Cette condamnation, relativement lourde, est la treizième au casier judiciaire de l'artiste, aujourd'hui âgé de 41 ans, et la quatrième pour violences. Il a notamment été condamné pour avoir agressé une hôtesse de l'air ou encore pour avoir violemment frappé un singe devant les caméras de M6.

La justice reprochait au chanteur du duo NTM d'avoir, le 23 août 2008, brutalisé la mère de ses deux enfants, de laquelle il était alors séparé. Selon elle, lors d'une dispute, il l'aurait frappée au visage, plaquée à terre, lui aurait craché dessus et lui aurait mordu un doigt.

Devant les magistrats de la 10e chambre, le compositeur d'origine antillaise a reconnu qu'il y avait bien eu «une engueulade» alors qu'il était venu chercher l'un de ses fils. Le trouvant «patraque», sa mère avait refusé qu'il le prenne avec lui pour la journée.

D'après lui, son ex-concubine serait alors devenue hystérique. Elle a d'ailleurs reconnu elle-même à l'audience avoir pu avoir un geste agressif envers lui.

«J'en avais marre de me faire frapper sur la gueule et déchirer le visage», alors «j'ai craqué», a déclaré l'artiste au tribunal, ajoutant que s'il l'avait plaquée au sol, ce n'était «pas pour lui faire mal», mais «pour la maîtriser».

Son ancienne compagne, qui a déposé une simple main courante mais a toujours refusé de porter plainte, a indiqué qu'elle avait fait cela pour «marquer le coup» et montrer son mécontentement, mais souhaitait qu'aucune peine de prison ne soit prononcée à son encontre.

Soulignant le caractère malheureusement banal de ce genre de dossier de violences conjugales, le procureur Marie-Christine Renaud-Varin a estimé que de telles violences étaient «particulièrement intolérables».

Alors que son client était absent au délibéré, son avocat, Me Christian Saint-Palais a indiqué qu'il ne ferait pas appel.

(afp)

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