Actualisé 24.11.2008 à 21:17

Ecole vaudoise

Trois mois pour remotiver les élèves ingérables

Depuis la rentrée, les écoles peuvent sortir les enfants difficiles de leurs classes pour les remettre sur les rails.

de
Carole Pantet

Ils sont indisciplinés, absents ou en échec scolaire et dérangent leur classe. Depuis la rentrée, l'école vaudoise s'est munie d'un nouvel outil pour remettre ces élèves difficiles sur le bon chemin.

Le module d'activités temporaires alternatives à la scolarité (MATAS) dure trois mois. Durant cette période, l'élève n'est en classe qu'un tiers du temps. C'est dans l'un des lieux mandatés par le Service de protection de la jeunesse que l'enfant passe le reste de son temps, entouré d'un enseignant et d'un éducateur. Qu'y font-ils? Il y a autant de réponses que de MATAS, soit quatorze.

A Démoret, dans le Nord vaudois, les écoliers sont envoyés découvrir la vie d'une ferme. A Lausanne, la Maison des jeunes propose aux plus grands un vaste programme d'activités passant par la menuiserie, la cuisine ou le jardinage. «L'idée est de leur donner un rôle dans la société. Les sortir du microcosme de l'école qu'ils trouvent parfois absurde», explique Jean-Marc Roethlisberger, directeur de la Maison des jeunes de Lausanne. «Durant cette période, les élèves se rendent compte que les horaires scolaires ne sont pas si mal. Certains redécouvrent aussi le plaisir de réussir quelque chose», constate Pierre Zapf, éducateur en charge d'un MATAS.

Cet outil a un coût. Le SPJ verse 180 000 fr. par an et par module, le département finance, lui, l'engagement de quatorze enseignants.

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