Actualisé 19.01.2012 à 13:18

Retraite de CucheTrois mois pour terminer en beauté

Didier Cuche ne rempilera pas en fin de saison. Prenant de court le Cirque blanc, le Neuchâtelois a annoncé sa retraite sportive pour la mi-mars.

Avant de tirer sa révérence mi-mars aux finales de Schladming (Aut), Cuche a de quoi parachever sa carrière. Outre ses courses fétiches de Kitzbühel cette fin de semaine, il doit encore en découdre avec d'autres pistes qu'il affectionne comme à Garmisch (All), Chamonix (Fr) ou Kvitfjell (No).

Autant de rendez-vous qui pourraient lui permettre de terminer en beauté à Schladming avec de nouveaux globes en descente et super-G. Quant au public suisse, il pourra lui faire ses adieux les 25 et 26 février à Crans-Montana, où la Coupe du monde s'arrêtera pour un géant et un super-G.

Annonce venue de nulle part

Le skieur des Bugnenets a fait part de sa décision lors d'une conférence de presse à Kitzbühel (Aut). Pour un athlète qui va vers ses 38 ans, ce choix n'est pas surprenant en soi. Reste que parmi les observateurs, personne n'avait imaginé que Cuche trancherait déjà en janvier sur la suite de sa carrière. Et encore moins qu'il ferait cette annonce la veille d'une course. Pour mémoire, en mars dernier, il avait attendu les finales de Lenzerheide pour se prononcer sur son avenir.

Mais cette fois-ci, au lieu d'attendre la fin de l'hiver ou son retour en Suisse, Cuche a préféré le site de Kitzbühel pour mettre les choses au clair. Symboliquement, le Neuchâtelois ne pouvait en effet difficilement choisir mieux.

C'est sur la Streif qu'il a conquis son premier succès sur le circuit (1998), puis qu'il est définitivement entré dans la légende avec un record de quatre succès en descente ( 1 en super-G). Ce total pourrait encore grimper, s'il tient son rang de favori vendredi (super-G) et samedi (descente).

Incroyable popularité

Le rayonnement du skieur du Val-de-Ruz ne s'arrête toutefois pas à l'équipe de Suisse, ni à la seule Coupe du monde. Ces dernières années, il a bénéficié d'une rare popularité dans tout le pays.

Ses multiples succès et sa maîtrise du suisse allemand y sont pour beaucoup. Mais aussi son caractère, qui mélange dureté et émotivité, ambition et humilité, sérieux et humour. Ses titres de «Sportif suisse de l'année» (2009 et 2011) et même, depuis samedi dernier, de «Suisse de l'année 2011» sont là pour prouver sa renommée au-delà du monde du ski alpin.

(ats)

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