Actualisé 17.05.2017 à 00:41

Venezuela

Trois nouveaux morts, l'état d'urgence prolongé

Trois personnes blessées par balle, lors de manifestations contre Maduro, sont décédées, tandis que le président a prolongé l'état d'urgence.

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L'ex-procureure générale Luisa Ortega, évincée par l'Assemblée constituante s'est réfugiée en Colombie, vendredi 18 août. Chaviste devenue opposante farouche au président du même bord politique, Nicolas Maduro, elle a été écartée du pouvoir dès que la Constituante a été instalée. (Image d'archive)

L'ex-procureure générale Luisa Ortega, évincée par l'Assemblée constituante s'est réfugiée en Colombie, vendredi 18 août. Chaviste devenue opposante farouche au président du même bord politique, Nicolas Maduro, elle a été écartée du pouvoir dès que la Constituante a été instalée. (Image d'archive)

Keystone
Vendredi 18 août également, le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l'opposition, a été privé de la majorité de ses pouvoirs par l'Assemblée Constituante, qui poursuit ainsi la reprise en main du pays amorcée par Nicolas Maduro. (Image d'archive)

Vendredi 18 août également, le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l'opposition, a été privé de la majorité de ses pouvoirs par l'Assemblée Constituante, qui poursuit ainsi la reprise en main du pays amorcée par Nicolas Maduro. (Image d'archive)

Keystone
Le Renseignement vénézuélien a perquisitionné mercredi le domicile de l'ex-procureure générale du pays, Luisa Ortega, une chaviste devenue dissidente, etévincée par l'Assemblée constituante. (Image - mercredi 16 août 2017)

Le Renseignement vénézuélien a perquisitionné mercredi le domicile de l'ex-procureure générale du pays, Luisa Ortega, une chaviste devenue dissidente, etévincée par l'Assemblée constituante. (Image - mercredi 16 août 2017)

Keystone

La mort de trois contestataires porte le bilan à 42 morts en six semaines de protestations pour exiger le départ du président socialiste Nicolas Maduro, a annoncé mardi le parquet.

Un homme de 31 ans a été tué mardi d'une balle dans le thorax lors d'une manifestation à San Antonio de Los Altos, dans l'Etat de Miranda (nord), en périphérie de Caracas, selon cette source.

Plus tôt, le parquet avait annoncé deux nouveaux décès, dont celui de Diego, 33 ans, «mort hier (lundi) après avoir reçu un tir (d'arme à feu) lors d'une manifestation» à Capacho, dans l'Etat de Tachira, frontalier avec la Colombie. Un policier a été «arrêté» pour ce meurtre, a précisé le parquet.

Le ministère public avait aussi annoncé le décès, dans la matinée, d'un jeune homme de 17 ans, blessé la veille par balle lors d'un rassemblement contre le président Maduro. Il se trouvait «à proximité de la manifestation, lorsqu'un groupe de personnes est arrivé soudainement et a tiré à plusieurs reprises, blessant le jeune homme» au niveau de la tête, selon le parquet.

Le bilan de 42 morts de cette vague de manifestations et violences, qui survient dans un contexte de profonde crise économique et politique, est le plus lourd depuis les marches de 2014 qui avaient fait officiellement 43 morts.

L'état d'urgence encore prolongé

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a une nouvelle fois prolongé l'état d'urgence économique en vigueur depuis janvier 2016, selon le décret publié mardi. Cette mesure, renouvelée pour la septième fois, pour une durée de 60 jours, permet au chef d'Etat socialiste de restreindre les «garanties» constitutionnelles et de prendre des mesures spéciales d'«ordre social, économique, politique et juridique».

Nicolas Maduro peut ainsi «concevoir et mettre en oeuvre des plans spéciaux de sécurité nationale pour faire face aux actions déstabilisatrices qui portent atteinte à la paix de la Nation, à la sécurité personnelle et à la protection des installations et biens publics et privés», selon le texte.

Grand sit-in

Lundi, des milliers d'opposants au chef de l'Etat ont bloqué les principales routes du pays, une journée émaillée par des violences. L'opération, nommée «grand sit-in contre la dictature», a mobilisé pendant une douzaine d'heures des manifestants dans une cinquantaine de points stratégiques du pays.

L'objectif était de «rendre ingouvernable» le Venezuela, déjà secoué par une profonde crise politique depuis des mois, qui s'ajoute au marasme économique de ce pays pétrolier ruiné par la chute des cours du brut, a expliqué aux journalistes Freddy Guevara, vice-président du Parlement contrôlé depuis fin 2015 par l'opposition.

L'opposition exige des élections générales anticipées et rejette la décision du chef de l'Etat de convoquer une assemblée constituante pour réformer le texte suprême datant de 1999, estimant qu'il s'agit d'une manoeuvre pour repousser le scrutin présidentiel prévu fin 2018 et s'accrocher au pouvoir.

Le Venezuela au menu du Conseil de sécurité

Nicolas Maduro est confronté depuis le 1er avril à une vague de manifestations hostiles quasi quotidiennes. Au moins 155 civils ont été emprisonnés sur ordre de tribunaux militaires, a dénoncé l'ONG Foro Penal.

Le Conseil de sécurité de l'ONU discutera mercredi du Venezuela. Les Etats-Unis ont demandé la tenue de cette réunion, qui aura lieu mercredi matin à huis clos, après d'autres sessions sur la Somalie et l'Erythrée. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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