Yémen: Trois otages allemands libérés après cinq jours de captivité
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YémenTrois otages allemands libérés après cinq jours de captivité

Les trois Allemands enlevés il y a cinq jours au Yémen ont été libérés vendredi par leurs ravisseurs grâce à une médiation d'un chef tribal.

Ils se trouvent sous la garde de l'ambassade d'Allemagne à Sanaa et sont en bonne santé, a indiqué Berlin.

«Je suis très soulagé que les trois Allemands enlevés au Yémen soient de nouveau en liberté», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, cité dans un communiqué. Il a remercié le Premier ministre du Yémen, Ali Mohamed Mujawar, au nom du gouvernement allemand.

Les Allemands, une femme travaillant au Yémen et ses parents en visite dans le pays, avaient été enlevés dimanche par des membres de la tribu des Bani Dhabyane alors qu'ils se trouvaient en excursion au sud-est de Sanaa. Leur ravisseur voulait initialement obliger les autorités à libérer son frère et son fils, emprisonnés dans une affaire liée à un différend sur un terrain à Sanaa.

Il réclamait aussi le versement de l'équivalent de 200 000 dollars en guise de compensation pour le terrain dont il estime avoir été dépossédé. L'affaire s'est compliquée jeudi, les ravisseurs demandant aussi la libération de deux Yéménites détenus aux Etats-Unis pour soutien financier présumé au réseau Al-Qaïda.

Selon des informations non confirmées et parues sur le site internet yéménite marebnews.com, le médiateur, cheikh Abdel Qaoui Ahmed Obed Al-Chouraif, aurait promis au principal ravisseur une rançon de quelque 100 000 dollars, un suivi de l'affaire de deux prisonniers dont il réclamait la libération et l'assurance qu'il ne serait pas inquiété pour sa prise d'otages

Nombreux enlèvements

Le Yémen, pays à structure tribale, est le théâtre de fréquents enlèvements d'étrangers par des tribus qui cherchent à obtenir satisfaction pour différentes demandes auprès des autorités. Plus de 200 ressortissants étrangers y ont été ainsi enlevés ces 15 dernières années par des tribus.

Généralement, les demandes sont satisfaites et les otages sont libérés sans violences, à l'exception d'une affaire remontant à décembre 1998. Trois Britanniques et un Australien, enlevés par des militants islamistes, avaient alors été tués dans l'assaut donné par les forces de sécurité pour les libérer.

(ats)

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